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Les orientations de Bruxelles très critiquées par le professeur Tangermann

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Les changements préconisés par la Commission de Bruxelles dans sa communication sur l’avenir de la Pac sont totalement insuffisants, a estimé Stefan Tangermann, professeur de l’université allemande de Göttingen et ancien directeur à l’OCDE, qui était invité le 7 février à un « atelier » organisé par la commission de l’agriculture du Parlement européen. Plutôt que s’orienter de façon déterminée vers des mesures ciblées, la Commission continue de faire des paiements directs l’ossature du régime de soutien, déplore-t-il. Selon lui, le verdissement des aides ne permet pas vraiment de mieux les cibler, et leur redistribution entre les Etats membres, si elle peut éventuellement aboutir à plus d’équité, ne favorisera pas la fourniture de biens publics par les agriculteurs.
Ce verdissement n’est donc pas le moyen le plus approprié d’aboutir à un meilleur ciblage des soutiens, contrairement à ce que suggère le document de la Commission, insiste M. Tangermann. L’expert considère que le deuxième pilier de la Pac (développement rural), qui permet beaucoup plus de différencier les soutiens selon les pays et les régions, est un instrument nettement plus convaincant si l’on veut cibler les mesures, et aussi plus efficace pour la fourniture de biens publics.

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