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Strasbourg Les parlementaires européens approuvent l'identification électronique des bovins

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Le Parlement européen a donné son feu vert à un système volontaire d'identification électronique des bovins et à la suppression des dispositions actuelles sur l'étiquetage facultatif de la viande bovine. Le groupe socialiste s'y est opposé pour protester notamment contre l'absence d'étiquetage de la viande de descendants d'animaux clonés.

LES propositions de la Commission de Bruxelles visant à instaurer sur une base volontaire un système commun d'identification électronique des bovins et à supprimer, pour des raisons de simplification, les dispositions actuelles concernant l'étiquetage facultatif de la viande bovine ont été approuvées le 2 avril par le Parlement européen, par 386 voix contre 228 et 17 abstentions. Ce vote a été très bien accueilli par l'Union européenne du commerce du bétail et de la viande (UECBV) qui souligne la lourdeur administrative et le coût de cet étiquetage supplémentaire facultatif (lieu d'origine, d'élevage, d'abattage et de découpe), dont l'approbation doit être sollicitée auprès de l'autorité nationale compétente, ainsi que son caractère aujourd'hui superflu, compte tenu de la réglementation de 2011 sur l'information devant être fournie au consommateurs.

Le groupe socialiste « se sent floué »

Le groupe parlementaire socialiste a voté contre les deux projets de la rapporteure parlementaire, la démocrate-chrétienne française Sophie Auconie, car, selon lui, l'identification électronique des bovins aurait dû être obligatoire (à l'issue d'une période transitoire de dix ans) et l'étiquetage facultatif maintenu.

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L'absence d'étiquetage de la viande de descendants d'animaux clonés a aussi été dénoncée par les députés socialistes.

« La Commission et le Conseil s'opposaient à toute disposition de ce type et ont mis en avant des propositions à venir sur le clonage qui répondraient aux préoccupations du Parlement », a rappelé leur rapporteure fictive, l'Allemande Dagmar Roth-Behrendt. Or, « les deux propositions soumises en décembre dernier ne comportaient aucune mesure pour l'étiquetage de la viande de descendants d'animaux clonés. Pourtant, c'était la condition pour que le Parlement accepte un compromis », a-t-elle déploré, ajoutant : « Maintenant, nous nous sentons floués, et, si nous avions su, nous n'aurions jamais accepté de clore les négociations » avec les deux autres institutions européennes. Pour sa part, Sophie Auconie a rappelé que les dispositions sur l'étiquetage de l'origine de la viande ne sont pas remises en cause. Et, plus généralement, la parlementaire a dénoncé « ceux qui ont voulu prendre en otage ces rapports au prétexte que les propositions de la Commission européenne sur le clonage ne sont pas satisfaisantes », car « c'est prendre en otage les éleveurs et la filière viande ».