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Réforme du secteur du sucre Les parlementaires européens pourraient jouer la montre

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La proposition législative de réforme du secteur du sucre que la Commission de Bruxelles doit arrêter le 22 juin inquiète la commission de l’agriculture du Parlement européen. À tel point que, « si nous voyons que ça part dans le mauvais sens, nous pourrions ne pas donner notre avis avant la fin de l’année », a averti le président de cette commission parlementaire, le démocrate-chrétien français Joseph Daul.

« Ce n’est pas du chantage », a souligné M. Daul, en avançant la possibilité que l’Assemblée retarde son avis (obligatoire) sur la réforme de l’organisation commune du sucre dont Bruxelles souhaite l’adoption par les Vingt-cinq avant la Conférence ministérielle de l’OMC prévue en décembre à Hong Kong. « Mais, avec ce dossier-là, nous pouvons avoir une influence sur une proposition équilibrée. Voilà l’objectif que nous allons poursuivre », a-t-il ajouté, intervenant fin mai lors d’un séminaire organisé à Bruxelles par l’organisation agricole italienne Coldiretti.

Si elle n’utilise pas cette tactique de procédure, la commission parlementaire de l’agriculture, qui doit organiser le 13 juillet une audition sur ce sujet, envisage la rédaction de son projet de rapport en septembre puis son adoption en plénière le mois suivant.

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L’Espagne demande du temps

« Les intérêts des petits producteurs en Espagne coïncident avec ceux des petits producteurs dans les pays les moins avancés (PMA)», a affirmé Elena Espinosa Mangana, la ministre espagnole de l’agriculture, lors d’un séminaire sur la réforme du régime européen du sucre organisé le 6 juin à Madrid par Oxfam International. « La réduction de prix proposée par l’UE devrait être mise en œuvre lentement car l’Espagne a besoin de temps pour s’adapter ». « Si la réduction de prix est brutale, il sera impossible pour les PMA de s’adapter à un tel changement », a également averti Mme Espinosa Mangana.