Interrogée le 23 janvier sur les connaissances des parlementaires en matière de nouvelles pratiques agricoles, la sénatrice de la Creuse, Renée Nicoux a reconnu que les parlementaires n’étaient pas suffisamment formés ou informés de ces nouvelles pratiques, à l’occasion des 5e Rencontres internationales de l'agriculture durable. « Nous ne sommes pas très nombreux à nous préoccuper des questions agricoles, a indiqué la présidente du groupe d'etude sur l'économie agricole et agroalimentaire au Sénat. Les parlementaires doivent être plus en prise directe avec ce volet absolument essentiel qu’est l’agriculture qui joue un rôle fondamental dans le maintien de l’environnement. Ce sont les agriculteurs dans leur ensemble qui font notre paysage », a-t-elle rappelé. La sénatrice propose dans ce sens que les services écologiques, rendus par les agriculteurs, donnent lieu à paiement et à rétribution, notamment au travers des crédits carbone. « La future loi d'avenir pour l'agriculture nous permettra d'en discuter au sénat et à l'assemblée nationale », a ajouté Renée Nicoux avant de mettre en garde contre le zèle français dans la transcription des directives européennes : « Il ne faut pas que nous soyons plus exigeants que ne le sont nos voisins sur ce point », a-t-elle conclu.
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