Abonné

Les patrons des IAA plus optimistes que les autres

- - 4 min

PME-PMI> Les petites et moyennes entreprises de l'agroalimentaire ont mieux tiré leur épingle du jeu que les autres en 2003, selon une enquête de BNP Paribas Lease Group. L'année 2004 devrait marquer, « », la première étape de la reprise, avec toujours de meilleures perspectives dans l'agroalimentaire que dans les autres secteurs de l'industrie.

Chaque année, le service des études économiques de BNP Paribas Lease Group interroge plus de 100 000 patrons de PME-PMI françaises, c'est-à-dire d’entreprises de 6 à 200 salariés. Les résultats sont déduits à partir des 6 100 premières réponses et permettent d’établir une série d’indicateurs. Un indicateur représente le solde des réponses exprimant des opinions opposées : par exemple, si pour 51 % des entreprises, le volume d’affaires a été en 2003 en hausse par rapport à 2002 et que, pour 15 % d’entre elles, il a subi une baisse, l’indicateur de volume d’affaires vaudra : 51 - 15 = +36.

En 2003, les PME-PMI françaises ont dans leur ensemble bien résisté à la dégradation de la conjoncture, même si l’indicateur d’activité, positif à +14, est le plus bas des sept dernières années, note BNP Paribas. L’année dernière, les PME ont réussi à stabiliser leur rentabilité, leur trésorerie et leurs prix de vente aux niveaux, certes faibles, de 2002, selon l’enquête. Les plus petites ont même pu créer de l’emploi. L’investissement s’est révélé cependant moins dynamique que l’année précédente. L’industrie a ainsi vu ses indicateurs régresser pour la deuxième année consécutive et sombrer dans le rouge. Dans ce secteur, les IAA ont néanmoins été moins affectées par la morosité de la conjoncture. En 2003, les industries agroalimentaires, qui enregistraient depuis plusieurs années une forte croissance, se sont contentées de ralentir le rythme avec un indicateur d’activité à +11 contre +31 en 2002. Elles ont continué sur leur lancée positive, avec un indicateur de rentabilité à +19 %.

Optimistes

Au vu des résultats de leur enquête, les économistes de BNP Paribas estiment qu’un point bas a été atteint en 2003 et que 2004 devrait marquer, « sans euphorie toutefois», la première étape de la reprise. Même s’ils restent prudents, les patrons des PME-PMI sont plus sereins. En 2004, la reprise se confirme pour les patrons des entreprises du secteur de l’industrie agroalimentaire. L’indicateur prévisionnel d’activité de ce secteur est à +39 : les patrons des entreprises agroalimentaires apparaissent ainsi comme les dirigeants de PMI les plus optimistes, l’ensemble des patrons restant assez circonspects quant à l’année qui s’ouvre. Au total, l’indicateur prévisionnel d’activité des PMI est à +30, l’indicateur de prix se maintient dans le négatif à -5. L’indicateur prévisionnel de rentabilité est néanmoins en hausse, à + 21, similaire en cela à celui de l’ensemble des PME. Encore une fois, les IAA entrevoient de meilleures perspectives que les autres PMI en 2004, affichant un indicateur prévisionnel de rentabilité à +34. Pour autant, l’investissement et l’emploi ne redécolleront pas vraiment cette année.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

industrie
Suivi
Suivre
entreprises
Suivi
Suivre

Les économistes de BNP Paribas prévoient, en effet, peu d’évolution dans l’investissement : une « progression modérée ». Quelque 69 % des PMI envisagent d’investir, avec un indicateur de volume à +19 contre +10 en 2003. Seules 18 % des PMI envisagent de recruter et le travail temporaire devrait souffrir. Plus inquiétant, la confiance des dirigeants dans l’économie reste très faible à 31 %, en retrait de 5 points par rapport à 2003. L’indicateur prévisionnel de l’emploi se situe à +2. Mais d’une façon générale, les entreprises sont d’autant plus confiantes dans l’avenir qu’elles sont exportatrices, selon BNP Paribas, l’indicateur prévisionnel d’activité étant à +40 pour les PME exportatrices contre +17 pour les autres, et ce malgré une pression sur les prix continue et due à l’euro fort : l’indicateur prévisionnel des prix est à -3 pour les premières et à +12 pour les secondes.

Confiance dans le gros

A noter que, pour le commerce, les perspectives 2004 sont positives, même si c’est « sans grand éclat » et que le secteur crée de moins en moins d’emplois. L’indicateur de volume d’affaires du commerce de détail alimentaire est à +30 et celui du commerce de gros alimentaire est à +37, tous deux en augmentation par rapport à l’année dernière, mais le commerce de gros apparaît nettement plus confiant que le commerce de détail.

 

En 2003, les PME-PMI françaises ont dans leur ensemble bien résisté à la dégradation de la conjoncture