Abonné

Grippe aviaire Les Pays-Bas alertent l’UE contre les dangers de l’épidémie asiatique

- - 3 min

Soutenu par l’Allemagne, l’Italie et la République tchèque, le ministre néerlandais de l’agriculture, Cees Veerman, est monté au créneau, lors du Conseil agricole le 28 février à Bruxelles, pour souligner les dangers de l’épidémie de grippe aviaire qui sévit en Asie et les risques de mutatuion du virus vers une forme dangereuse pour les humains. Il a insisté pour qu’un soutien soit apporté aux organisations internationales, qui viennent de se réunir au Ho Chi Minh-Ville, pour coordonner et organiser cette aide technique sur le terrain.

Le commissaire chargé de la santé, Markos Kyprianou, a indiqué que des inspecteurs de la Commission européenne ainsi que des experts des Etats membres étaient actuellement en Thaïlande afin d’évaluer la situation ainsi que les mesures prises pour contrôler et éradiquer la maladie. Il a rappelé l’engagement financier de l’UE au Vietnam à hauteur d’1 million d’euros en 2004 et de 600 000 euros en 2005. Le commissaire a fait valoir que les risques de propagation de cette maladie étaient élevés, notamment du fait de la présence voisine de volatiles sauvages (canards) à proximité d’élevages. Il a également indiqué que les pratiques traditionnelles d’élevage et l’insuffisance d’infrastructures de base constituaient un frein à la lutte contre l’épidémie.

La Commission a l’intention de soumettre ultérieurement une proposition de directive modernisant les dispositions législatives actuelles en matière de lutte contre l’épidémie de grippe aviaire.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
influenza aviaire
Suivi
Suivre

Une priorité majeure à long terme

La conférence internationale sur la grippe aviaire s’est achevée le 25 février à Ho Chi Minh-Ville sur un constat selon lequel la lutte contre le virus devait devenir une priorité majeure à long terme impliquant certainement des centaines de millions de dollars. L’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a martelé combien le coût de la maladie depuis fin 2003 n’était rien en comparaison des sommes qu’il faudrait débourser à l’avenir pour vaincre une maladie qui n’a pas été contrôlée chez les animaux et est potentiellement très dangereuse pour l’homme. Un an après une réunion similaire à Bangkok, le virus s’est solidement installé dans les élevages de certains pays du continent asiatique. Trente cinq personnes ont été tuées au Vietnam et douze en Thaïlande. Un chiffre modeste qui dissimule une menace sans précédent, avertissent les experts. Entre 25 et 40 millions de petits éleveurs sont en effet en contact quotidien avec des volailles dans cinq des huit pays contaminés (Vietnam, Thaïlande, Cambodge, Indonésie, Laos).

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a évoqué le « plus grand danger possible de pandémie » depuis des décennies.