Les pays du G-20, dont les dirigeants se retrouveront les 15 et 16 novembre à Brisbane en Australie (1), continuent à accumuler les mesures qui restreignent les échanges, selon les derniers rapports de trois organisations internationales. Une tendance qui est même à la hausse.
«LE suivi des échanges par l'OMC montre que la plupart des membres du G-20 continuent de mettre en place des dispositions qui limitent les échanges. La tendance à imposer de telles restrictions est à la hausse », regrettent l'Organisation mondiale du commerce, l'OCDE et la Cnuced dans le résumé commun de rapports publiés mi-décembre. En six mois, de mi-mai à mi-novembre 2013, « 116 nouvelles mesures restrictives ont été instaurées, plus que les 109 mesures enregistrées sur la précédente période étudiée de sept mois », précisent-elles, rappelant que les dirigeants des membres du G-20 se sont engagés une nouvelle fois à libéraliser les échanges lors de leur dernier sommet, les 5 et 6 septembre à Saint-Pétersbourg.
« Les pressions protectionnistes devraient persister »Les restrictions commerciales mises en œuvre de mi-mai à mi-novembre 2013 affectent les échanges du G-20 à hauteur de 157,6 milliards de dollars, dont 35,4 % concernent l'agriculture (boissons et spiritueux 13,8 %, graisses et huiles animales ou végétales 3,9 %, préparations de céréales 3,4 %, produits laitiers 1,6 %, viandes et abats comestibles 1 %).
« De plus, l'accumulation de restrictions aux échanges se poursuit », insistent les trois organisations. « Les dispositions adoptées depuis octobre 2008 couvrent aujourd'hui près de 5 % du commerce des marchandises du G-20. Quelque 20 % seulement du total des mesures prises depuis cette date ont été éliminés jusqu'à présent ».
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« Les pressions protectionnistes devraient persister dans un contexte de reprise économique lente et inégale et de niveaux élevés de chômage », estiment l'OMC, l'OCDE et la Cnuced, qui tiennent à souligner que « le succès de la 9e Conférence ministérielle de l'OMC à Bali ne doit pas être le bout du chemin, mais le début d'un processus vers la conclusion du cycle de Doha » (2).
(1) et (2) Voir n° 3426 du 16/12/13