Abonné

Les pays du G20 plaident pour le libre-échange, mais ne montrent pas l’exemple

- - 2 min

Les ministres du commerce du G20, réunis les 9 et 10 juillet à Shanghai, ont réaffirmé, dans leur déclaration finale, que les échanges et l’investissement « doivent rester les moteurs essentiels de la croissance ». Les vingt principales économies de la planète souhaitent relancer le commerce mondial, qu’ils assurent à concurrence de 80 %, mais dont le rythme de progression s’est nettement contracté depuis la crise de 2008, stagnant sous les 3 % par an depuis 2009 contre plus de 7 % lors des deux décennies précédentes.

Les membres du G20 éprouvent toutefois de grandes difficultés à traduire en actes leurs engagements collectifs en faveur du libre-échange, comme le prouvent les rapports successifs de l’OMC démontrant qu’ils maintiennent des restrictions aux échanges depuis 2008 et continuent à en instaurer de nouvelles (1). Leurs ministres du commerce n’ont pu que reconnaître « avec inquiétude » la montée des mesures protectionnistes adoptées par les vingt pays.

Non évoquée dans la déclaration finale, la sortie prévue du Royaume-Uni de l’UE, qui contraindra Londres à négocier de nouveaux accords commerciaux avec l’Union et les 58 pays liés à cette dernière par des accords de libre-échange, a alimenté les discussions à Shanghai (2).

Le vice-ministre chinois du commerce, Wang Shouwen, dont le pays exerce actuellement la présidence du G20, a reconnu que les turbulences liées au Brexit « auront évidemment des conséquences pour le commerce mondial, en particulier sur l’investissement à court terme ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

concurrence
Suivi
Suivre

Le prochain sommet des chefs d’État et de gouvernement du G20 se tiendra les 4 et 5 septembre à Hangzhou (Chine).

(1) Voir n° 3553 du 04/07/16

(2) Voir même numéro