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Coopération agricole Les petites coopératives poursuivent leurs regroupements

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Le nombre de petites coopératives agricoles poursuit sa réduction. Selon une étude éditée par Agreste, leur diminution provient en partie de disparitions pures et simples mais également de regroupements. La vinification, en proie à de nombreuses difficultés, est particulièrement concernée ainsi que le commerce de gros.

Centrées sur la valorisation des productions agricoles locales, les petites coopératives agricoles de moins de 10 salariés voient leur nombre diminuer depuis plusieurs années. Cela résulte en partie d’un certain nombre de disparitions mais également et surtout de regroupements, selon une étude publiée par Agreste en octobre, réalisée durant le second semestre 2006. En vingt ans, le nombre de petites coopératives a été divisé par deux, pour atteindre moins de 1 500 en 2005.

Difficultés dans le vin

« La diminution du nombre de petites coopératives ne signifie pas obligatoirement leur disparition pure et simple. Parmi celles qui ont cessé leur activité, une centaine ont fait l’objet d’une fusion-absorption pour atteindre une taille critique permettant de résister à la concurrence », souligne Agreste. En 1995, les petites coopératives représentaient 13,3 % du chiffre d’affaires global de la coopération agricole française, 9,4 % en 2000 et 7,7 % en 2005. La vinification, en proie à de nombreuses difficultés, est particulièrement concernée. Le secteur compte en 2005 moins de 500 petites coopératives, contre 600 en 2 000 et plus de 1 000 en 1985. La disparition pure et simple est surtout répandue dans le commerce de gros. « Ce secteur explique la moitié des cessations d’activité observées entre 2000 et 2005 », indique l’étude. 640 petites coopératives ont été recensées dans le secteur en 2005 contre 760 en 2000. Les disparitions d’entreprises concernent essentiellement le commerce des fruits et légumes, des produits laitiers et des céréales.

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Les coopératives se certifient

Près d’un tiers des petites coopératives sont engagées dans un processus de certification, selon Agreste. Pour un quart, il s’agit d’un processus de certification national. Il concerne notamment la maîtrise de la sécurité sanitaire, la traçabilité des produits définies notamment dans le cadre d’Agri Confiance ou d’une norme Iso. Les petites coopératives adhèrent pour 18 % à une certification internationale. Deux tiers disposent conjointement d’une certification nationale. Une coopérative sur deux dispose d’un signe de qualité. Les appellations d’origine contrôlée sont citées par 38 % des petites coopératives, le plus souvent pour un vin ou un fromage. Environ 7 % élaborent ou commercialisent un produit de l’agriculture biologique. L’indication géographique protégée et le Label rouge sont moins cités. Les signes de qualité constituent un atout pour la commercialisation. Trois quarts des petites coopératives exportatrices en disposent. Pour affirmer leur identité, un quart des petites coopératives disposent d’une marque commerciale.

Pour en savoir plus : Agreste Primeurs n°201 – octobre 2007 http : //agreste. agriculture. gouv. fr