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Bio/Plats cuisinés les Petits chefs du bio travaillent à l'élargissement de leur gamme

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Lancée en 2011, l'entreprise gersoise BC Bio est positionnée sur le marché du plat cuisiné bio, des pizzas, des produits asiatiques et du tout végétarien. Elle va investir 140 000 euros en R&D ces deux prochaines années pour étoffer son offre.

À la quarantaine, Cyril Balland n'a pas perdu de temps. Lui qui voulait cuisiner, « depuis tout petit », est entré en apprentissage à 15 ans, a enchaîné CAP, BEP, brevet professionnel, gagné un concours national de commis de cuisine à 19 ans et s'est retrouvé chef de cuisine à 21 ans… Une première expérience dans un restaurant qu'il avait créé à Langon (Gironde) ne le satisfait pas. Il décide donc de se tourner vers l'industrie agroalimentaire. Il se lance dans la confection de plats cuisinés, mais revend cette société quelques mois plus tard, pour en créer une autre en 2001, BC Bio, qu'il installe à Auch sur l'Agroparc 1 pour démarrer. « Avec peu de moyen, 70 000 euros empruntés, d'autres emprunts personnels à taux zéro. Nous étions quatre dans l'aventure au départ, Olivier Lauzeille, chef pâtissier dans un 3 macarons au Michelin venu nous donner un coup de main pendant deux ans avant de poursuivre sa carrière ailleurs, mon épouse, une comptable, et moi ».

INVESTIR DANS LA R&D

Aujourd'hui, BC Bio et sa marque « les Petits Chefs du bio » emploient 36 personnes, et vise 3 M€ de CA pour 2014. L'entreprise est maintenant installée dans un hôtel d'entreprise créé par la CCI du Gers. Très attaché à la qualité des produits – « je tiens cela de ma formation et de mes maîtres d'apprentissage », explique le chef d'entreprise –, les produits de la gamme « Les Petits Chefs du bio » sont cuisinés uniquement avec des produits frais locaux, et le plus possible avec des produits de saison. Après s'être faite connaître avec ses pizzas, l'entreprise investit aujourd'hui dans la R&D pour assurer son développement. Une gamme de produits asiatiques (nems, samoussa, beignets de crevettes…) est venue compléter les pizzas, plus une gamme de produits uniquement végétariens, et des tartes salés. D'ici la fin de l'année, une collection de tartes sucrées viendra s'ajouter à l'offre. « Nous travaillons justement en ce moment sur cette gamme, nous allons consacrer 140 000 € ces deux prochaines années en recherche et développement », précise Cyril Balland. L'autre challenge à relever réside dans l'exportation des produits fabriqués dans le Gers. « Pour l'instant nous sommes présents modestement à l'export, en Belgique, en Espagne, mais nous souhaitons pouvoir très vite réaliser 10 % de notre CA hors de France ».

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EN DISTRIBUTION SPÉCIALISÉE

Sur le marché français, les produits sont en vente uniquement chez les distributeurs spécialisés et non auprès de la grande distribution classique. Les convictions bio de Cyril Balland ne sont pas uniquement une posture, elles se confirment par des actes. Ce dernier a instauré une démarche citoyenne au sein de son entreprise, des matières premières uniquement bio, jusqu'au process. Ainsi, les produits sont emballés individuellement, mais ils sont cerclés directement sur les palettes pour l'expédition. Histoire d'alléger la facture carbone du produit, de faciliter le travail de ses clients à la réception des commandes. « Je suis très soucieux de toujours remettre en cause ce que je fais. C'est comme ça en cuisine, nous devons bien travailler pour satisfaire le consommateur et nous interroger, même si tout va bien. Tous les jours ».