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Les pistes de la Caisse des dépôts pour réconcilier agriculture et biodiversité

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Au Salon de l’agriculture, la branche biodiversité de la Caisse des dépôts (CDC-Biodiversité) a dévoilé plusieurs chantiers en cours pour renforcer la préservation de la nature dans les parcelles. « L’agriculture représente près de 50 % de l’occupation du territoire. Si l’on espère préserver la biodiversité, ce secteur est un passage obligé », explique Antoine Cadi, directeur recherche et innovation chez CDC-Biodiversité. Parmi les projets en cours, un outil simplifié de diagnostic, que la CDC a développé avec la coopération agricole. Nommé Agribest, cet outil « est pratiquement finalisé », s’est réjoui Thomas Jullien, chargé de mission chez la Coopération agricole, à l’occasion de la présentation de l’outil le 28 février au Salon de l’agriculture. Une interface gratuite de diagnostic biodiversité qui devrait être disponible en 2023.

En trente minutes, les agriculteurs pourront mesurer leur performance (sur six niveaux) concernant seize indicateurs – dont les utilisations de pesticides, la gestion des prairies ou des haies, ou encore l’irrigation –, tout en se comparant au sein de leur Otex ou de leur territoire. « Le but est d’abord d’alimenter l’exploitant. Mais l’outil permettra aussi de valoriser les pratiques auprès des acheteurs, d’évaluer les effets de soutien des collectivités, et d’obtenir des données plus large au niveau national », détaille Antoine Cadi, indiquant être « très vigilant » sur la protection des données.

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Parallèlement, « nous sommes ouverts à la discussion avec le monde agricole sur le foncier et l’installation pour appuyer la transition agroécologique », confie Antoine Cadi. Sous des modèles « à définir », envisage-t-il, la Caisse des dépôts pourrait soutenir l’acquisition de sols agricoles dégradés, et aider à leur restauration, en vue d’installer de nouveaux producteurs aux pratiques agroécologiques et de leur transférer progressivement ce foncier. « La Banque des territoires [autre filiale de la CDC] attend que des groupes d’agriculteurs ou des collectivités viennent la voir avec des projets », assure Antoine Cadi.

« Ouverts à la discussion sur le foncier et l’installation »