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Fruits Les pommes de l’hémisphère sud encombrent le marché européen

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La commercialisation des pommes de la récolte européenne 2005 a pris du retard à cause des pommes invendues originaires des pays de l’hémisphère sud qui incombent le marché communautaire. Cette situation, peu habituelle à cette période de l’année, serait due à un dysfonctionnement du système de déclarations douanières. La Fédération française des producteurs fruits (FNPF) réclame une série de mesures afin d’imposer un meilleur respect de la préférence communautaire.

Alors que les professionnels estiment qu’un million de tonnes de pommes ont été importées dans l’Union des pays de l’hémisphère sud au cours des derniers mois, les déclarations en douane font état de quantités importées sensiblement plus faibles. Selon François Lafitte, président de l’organisation des producteurs de fruits et légumes du Grand Sud Ouest, la Belgique, le Royaume-Uni et les Pays-Bas auraient sciemment omis de déclarer certaines cargaisons pour éviter l’application de la clause de sauvegarde qui offre la possibilité de limiter les arrivages des pays tiers en cas d’encombrement du marché.

Étant donné que la campagne européenne de commercialisation a déja pris deux mois de retard, la FNPF demande de reporter de deux mois, soit au 1er juin 2006, l’ouverture des frontières communautaires aux importations des pays de l’Hémisphère sud. Ce délai supplémentaire est essentiel, notent les professionnels, pour récupérer au moins deux mois de commercialisation perdus en début de campagne. Par ailleurs, la FNPF demande la révision à la baisse, dès 2006, des plafonds d’importation et estime que, à l’avenir, il convient de faire en sorte que la totalité des fruits importés soit écoulée avant l’arrivée de la récolte européenne (août ).

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Enfin, la FNPF, qui soupçonne certaines pratiques de dumping sur des pommes chinoises et néo-zélandaises, réclame l’ouverture d’une enquête. Ces pommes seraient vendues entre 3 et 8 euros par carton de 18 kg, ce qui ne couvre même pas les coûts de transports, dénonce la FNPF.