Agroécologie, sols, respects des engagements climatiques : alors que la COP27 se termine, le ministère de l’Agriculture a détaillé pour Agra Presse les principales positions portées par le gouvernement à Sharm-el-Seikh.
À la Cop27, c’est avant tout l’Union européenne qui négocie au nom des États membres. Mais la France s’est également efforcée de porter sa vision tout au long des deux semaines du sommet international se tenant en Egypte. Et alors que la Cop de Sharm-el-Sheikh met pour la première fois l’agriculture au centre des discussions, « la France a résolument fait le choix de l’agro écologie », souligne l’entourage de Marc Fesneau.
De manière générale, « les discussions sectorielles ne sont pas encouragées » dans le cadre de la Convention des Nations-unies pour le climat (CNUCC), rappelle-t-on rue de Varenne. Mais l’agriculture n’est « pas un secteur comme les autres », insiste-t-on, soulignant que cette exception a été officiellement reconnue par l’accord de Paris de 2015. Un texte qui entérine « la priorité fondamentale consistant à protéger la sécurité alimentaire », ainsi que « la vulnérabilité particulière des systèmes de production alimentaire ». Il a cependant fallu attendre 2017, et le lancement du programme de travail dit « de Koronivia », pour qu’un débat plus précis soit lancé sur l’agriculture. Un « signal fort » selon le ministère français de l’Agriculture, et qui aurait même déjà montré des « résultats positifs ». Les réflexions des groupes de travail sur les sols, les nutriments ou l’élevage, ont ainsi selon la Rue de Varene abouti à « des conclusions intermédiaires satisfaisantes […] qui reconnaissent l’intérêt de nombreuses pratiques de l’agro-écologie ».
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Un soutien à la convergence entre climat et biodiversité
La France a aussi rappelé ses positions à l’occasion du segment de haut niveau en ouverture de la Cop. Emmanuel Macron, lors de son allocution, s’est targué de ce que la France et l’UE « ne sacrifieraient pas leurs engagements climatiques sous la menace énergétique de la Russie ». Estimant « que les pays développés devaient s’engager sur la sobriété », le président a également insisté sur la nécessité « d’investir dans les puits de carbone ». À l’occasion de la journée annuelle de l’initiative 4p1000 qui s’est tenue le 16 novembre, Marc Fesneau a, de son côté, envoyé un message de soutien en soulignant « l’importance de la santé et de la fertilité des sols ». L’initiative 4p1000, comme on ne se lasse pas de le répéter rue de Varenne, avait été lancée lors de la Cop française de 2015.
Alors que la Cop15 (dédiée à la biodiversité) va s’ouvrir à Montréal début décembre, l’entourage de Marc Fesneau confirme qu’il soutient par ailleurs « fortement » la synergie entre les dossiers climats et biodiversité. Pour la Rue de Varenne, la cohérence des politiques est « importante », dans la mesure où la préservation des prairies ou comme l’agroforesterie « possèdent aussi des effets positifs sur le climat ».