Ces déboires de Danone sur le plan réglementaire ne sont pas les premiers. En février, l’AESA avait déjà émis des doutes sur des allégations santé avancées par Danone à propos des effets de l’immunofortis, un cocktail de prébiotiques incorporé dans les aliments pour bébés et censé renforcer leur système immunitaire. L’immunofortis est présent dans des marques de lait pour bébés dans de nombreux pays (Belgique, Suisse, Grande-Bretagne, ...) mais pas en France.
En octobre Danone avait aussi été rappelé à l’ordre par le gendarme britannique de la publicité, l’ASA, qui avait jugé trompeur un spot publicitaire pour Actimel selon lequel il «est scientifiquement prouvé qu’il (Actimel, ndlr) aide à soutenir les défenses naturelles de vos enfants». Et en 2009, la filiale américaine de Danone a dû annoncer qu’elle allait débourser 35 millions de dollars, soit jusqu’à 100 dollars par consommateur éligible, pour régler une plainte collective déposée par des consommateurs lui reprochant de surestimer les bienfaits sanitaires sur les emballages des produits Activia et Actimel.
En revanche, Danone a obtenu le feu vert pour deux autres de ses produits. Danacol, qui lutte contre le mauvais cholestérol, et les Petits Gervais (Danino dans certains pays) qui apportent calcium et vitamine aux enfants.
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