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Adapter l’offre à la demande, clarifier le statut du cheval pour éviter une suppression de sa consommation et encadrer l’activité d’éleveur professionnel, telles sont les trois propositions clés figurant dans l’avis sur « Les enjeux et les perspectives de la filière équine en France » élaboré par le Conseil économique et social et environnemental (CESE) et adopté le 9 juin 2010 en assemblée plénière.
Inciter les éleveurs de chevaux à adapter leur production à la demande française via des mesures financières appropriées, c’est l’une des principales préconisations de l’avis sur « Les enjeux et les perspectives de la filière équine en France » élaboré par la section de l’agriculture et de l’alimentation du Bureau du Conseil économique et social et environnemental (CESE) et adopté en assemblée plénière le 9 juin 2010. « Les éleveurs en France produisent de la viande blanche. En effet, 75% des trotteurs, faute de potentiel suffisant, sont abattus avant l’âge de 2 ans. Or, en France, on consomme surtout de la viande rouge. On exporte donc les viandes blanches en Italie et on en importe du Canada », a souligné Jacky Lebrun, rapporteur de l’avis. Une inadéquation de la production se traduit par un déficit annuel de 70 millions d’euros.
Mieux contrôler le marché du cheval
Autre préconisation de l’avis : la clarification du statut du cheval. « Certains lobbys veulent que le cheval soit considéré comme “animal domestique”. Or ceci empêcherait la commercialisation et l’export de viande », a expliqué le rapporteur. Enfin, ce texte élaboré par le CESE propose de mieux encadrer l’activité d’éleveur professionnel afin de mieux contrôler le marché du cheval. Actuellement, il suffit de posséder une jument reproductrice pour être considéré comme éleveur et bénéficier du statut d’agriculteur. D’où l’existence d’une multitude d’éleveurs non professionnels. Une très grande partie des transactions s’effectuant de particuliers à particuliers, le marché est par conséquent très opaque. « Il n’y a pas de cours, pas de structure, explique le rapporteur. Nous souhaitons fixé le seuil de 4 poulinières pour bénéficier du statut d’éleveur professionnel. »
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