Agromousquetaires, la branche industrielle d’Intermarché vient de signer début mars ses premiers contrats d’approvisionnement en porcs vifs avec les groupements de producteurs Aveltis et Prestor et des éleveurs candidats.
Les contrats signés sur une durée de cinq ans portent sur un volume plafonné à 50 % de la production annuelle de l’éleveur et un prix. Celui-ci est fonction de la cotation du Marché du Porc Breton (MPB) et de la valeur du blé et du soja rendus respectivement aux ports de Rouen et Montoir-de-Bretagne. Sous un prix de base de 1,13 euro négocié au MPB (hors prime qualité de 15 centimes), la valeur du contrat est de 1,13 euro. Entre 1,13 euro et 1,59 euro du kilo, Agromousquetaires paie 1,33 euro en prix de base. Au-delà, l’éleveur est payé au prix du marché. Depuis un an par exemple, le prix moyen fixé au MPB se situe à 1,25 euro du kilo. La variation des matières premières influe le prix pivot (1,33 euro) comme le prix plancher (1,13 euro). Souhaitant garantir son approvisionnement français en porcs et pièces de salaisons, Agromousquetaires (trois abattoirs et sept salaisonnneries) vise à terme acheter sous contrat « entre 1 et 1,5 million de porcs sur un volume abattu de 2,5 millions de porcs actuellement, dit Yves Audo, vice-président d’Agromousquetaires. C’est un partenariat gagnant-gagnant pour que tout l’amont puisse investir, autant les éleveurs que les abatteurs ». L’intérêt de la contractualisation pour les éleveurs de porcs ? « Elle doit permettre de lisser la trésorerie », explique Philippe Bizien, président d’Aveltis. La contractualisation n’est pas antinomique, à ses yeux, avec la massification de l’offre contenue dans le projet de création d’une plate-forme de commercialisation commune à cinq groupements, dont Aveltis. « Dans la profonde crise vécue par les éleveurs, il est de notre devoir de proposer des solutions de commercialisation nouvelles », ajoute Philippe Bizien. La Fédération nationale porcine a d’ores et déjà salué l’initiative, précisant qu’elle espère qu’Agromousquetaires-Intermarché mettra la même énergie dans le fonds de soutien porcin, actuellement en discussion. Sur ce point, Yves Audo n’a pas souhaité se prononcer. À ses yeux, ce fonds « pose un certain nombre de problèmes ».
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.