Les prix alimentaires estimés par la FAO commencent à reculer avec les premières prévisions de bonnes récoltes céréalières. Mais la reprise de la demande, notamment asiatique, pourrait limiter ce recul.
L'INDICE des prix alimentaires mesuré par la FAO en janvier a reculé (de 1,3 % par rapport à décembre et de 4,4 % par rapport à janvier 2013) pour la première fois en 3 mois. La hausse des prix des produits laitiers étant contrebalancée par une baisse des cours des céréales, du sucre, des huiles et de la viande. Ce que confirme le rapport publié le 6 février par le Système d'information sur les marchés agricoles (AMIS), mis en place dans le cadre du G20 : « La production céréalière record et l'accroissement des stocks ont déjà entraîné un repli important des prix, facteur qui dope le commerce mondial en 2013/14 qui s'élève à 321,4 millions de tonnes, soit un nouveau record et un relèvement de quelque 4% par rapport à la campagne précédente ». Et pour 2014, l'AMIS prévoit une poursuite de cette tendance en particulier pour le blé d'hiver, qui se développe dans de bonnes conditions dans l'hémisphère nord, et pour le maïs et le soja pour lesquels la situation est meilleure que prévu. Mais, prévient la FAO, cette baisse des prix due à l'abondance de l'offre « pourrait cependant être limitée par une forte reprise de la demande », notamment en provenance d'Asie.
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Les prix du sucre et des huiles végétales ont reculé respectivement de 5,6 et 3,8%. Les récoltes céréalières exceptionnelles ont contribué à faire baisser les cours, de 1,6% par rapport à décembre, et 23% par rapport à janvier 2013. Même les cours de la viande, qui s'étaient raffermis ces derniers mois, ont légèrement diminué en janvier (-1%). À l'inverse, les cours des produits laitiers progressent (+1,3%) : la demande reste ferme, en particulier en Chine, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et dans la Fédération de Russie (beurre), et la production saisonnière se déplaçant de l'hémisphère Sud vers l'hémisphère Nord, les disponibilités demeurent limitées.