Les unes après les autres, les différentes branches de l’industrie alimentaire rompent le silence et veulent attirer l’attention sur les fortes hausses de matières premières – nombreuses et simultanées – qui vont leur rendre difficile le maintien de tarifs aussi stables que ces dernières années. Cette fois, c’est le Syndicat des fabricants industriels de glaces, sorbets et crèmes glacées qui estime que ses adhérents ne pourront pas sans se mettre en péril ne pas répercuter ces hausses en aval.
Le fait nouveau est que « l’augmentation des coûts pour les industriels devient quasi-structurelle », souligne le SFIG qui donne les exemples suivants à l’appui de sa démonstration : beurre +40 %, blé +20 %, lait +3 à 4 % pour le prix payé aux producteurs, poudre de lait +75 %, œufs +30 %, crème +12 %, cacao +25 %, fruits +15 à 30 % pour les fraises et +20 % pour les framboises.
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Les raisons en sont connues, la nouvelle utilisation des produits agricoles en bio-carburants, la succession des mauvaises récoltes, la diminution ou l’absence de stocks alors que la demande mondiale devient de plus en plus forte.
Dans le même temps, les autres postes sont aussi à la hausse : les cartons d’emballage, les papiers et matières plastiques ainsi que les composantes du transport (prix des carburants et aussi effet de la pénurie durable de transport longue distance). Au total, le SFIG s’inquiète car, « si les industriels ont réussi à absorber une part majeure des augmentations de matières premières ces dernières années, notamment grâce à l’amélioration de leur productivité, ils ne peuvent plus aujourd’hui supporter les surcoûts engendrés sans les répercuter sur leurs tarifs. Faute de quoi, conclut-il, de nombreuses entreprises (et les quelque 5000 salariés de la branche) pourraient être mises en péril ».