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Prix alimentaires Les producteurs attendent davantage de Bruxelles

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La réaction des organisations professionnelles agricoles au rapport de la Commission sur le fonctionnement de la chaîne alimentaire est passablement mitigée. Si elle est « un pas dans la bonne direction », cette communication manque sérieusement d’ambition dès lors qu’il s’agit de rééquilibrer le pouvoir de négociations entre agriculteurs, industriels et distributeurs, regrettent le Copa et la Cogeca.

«Il est nécessaire d’introduire de toute urgence des mesures bien plus fortes pour que la position des coopératives et des producteurs dans la chaîne alimentaire soit renforcée », plaident les organisations agricoles de l’UE suite à la publication, le 28 octobre dernier, du rapport de la Commission européenne sur une chaîne d’approvisionnement alimentaire plus performante en Europe (1). Les professionnels appellent l’Union européenne à « redoubler d’efforts pour lutter contre les déséquilibres de pouvoir ». Alors que l’exécutif européen a choisi désormais de ménager la grande distribution qui, selon lui, ne réalise pas de marges exorbitantes dans le rayon alimentaire, le Copa et la Cogeca relèvent que le marché alimentaire en Europe est dominé par quelques grands distributeurs qui usent de leur pouvoir au détriment des marges réalisées par les agriculteurs. « Nous avons besoin de mesures pour faire face aux problèmes de retards de paiement, d’abus de marché et de distorsion de concurrence », précise le secrétaire général de l’organisation, Pekka Pesonen.

Les organisations de producteurs « musclent la capacité de négociation ».
Pour sa part, la commissaire européenne à l’agriculture, Mariann Fischer Boel, a une nouvelle fois commenté, le 29 octobre, son rapport sur la chaîne alimentaire sur son blog. « Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour renforcer le pouvoir de négociation des agriculteurs au sein de la chaîne d’approvisionnement », écrit-elle. Mais avant tout, « les agriculteurs doivent travailler ensemble » en créant, comme cela se fait dans certains pays dans le secteur des fruits et des légumes, des organisations de producteurs qui « musclent leur pouvoir de négociation », fait-elle remarquer, et qui « modifient aussi leurs méthodes de travail ».

(1) Voir n°3224 du 02/11/2009 et n°3223 du 26/10/2009.

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