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Agrumes sud-africains Les producteurs d'agrumes de l'UE redoutent toujours la tache noire

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Selon les organisations agricoles européennes, les mesures prévues par la Commission de Bruxelles pour éviter que les agrumes importés d'Afrique du Sud introduisent la maladie de la tache noire dans l'UE restent insuffisantes.

LES dispositions prévues par la Commission européenne pour contrôler les agrumes en provenance de l'Afrique du Sud, où des régions sont touchées par la maladie de la tache noire, risquent de ne pas fonctionner, estiment les organisations et coopératives agricoles de l'UE (Copa-Cogeca). Elles redoutent que « la situation de la campagne précédente ne se produise à nouveau » : fin novembre dernier, Bruxelles avait suspendu les importations communautaires d'agrumes de la récolte 2012-2013 originaire de certaines zones de ce pays où sévit la maladie, afin de prévenir un risque de contagion aux vergers de l'Union (1).

Des contrôles encore insuffisants

Dans une lettre adressée le 18 avril au commissaire européen à la santé, Tonio Borg, le Copa-Cogeca accueille certes favorablement le renforcement des contrôles annoncé par la Commission en mars au Comité permanent de l'UE sur la santé des plantes, notamment l'inspection des agrumes sud-africains destinés au marché des produits frais au niveau des stations d'emballage sur base d'un échantillonnage, l'enregistrement des opérateurs et la traçabilité des lots (2).

Cependant, ajoutent les organisations et coopératives agricoles, le nombre élevé d'interceptions en 2013 « démontre l'incapacité des autorités compétentes sud-africaines en matière de contrôles phytosanitaires », ce qui fait craindre que « le système de contrôle proposé ne fonctionne pas à nouveau ».

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Le Copa-Cogeca regrette aussi que les fruits destinés à la transformation, qui ne représentent que 10 % du volume des importations, échappent aux mesures supplémentaires de contrôle, cette dérogation entraînant « un risque d'introduction et de dissémination de l'organisme nuisible dans l'UE ».

Il demande donc que « toutes les importations d'agrumes soient soumises aux mesures de contrôles supplémentaires et que celles provenant des zones contaminées par la maladie de la tache noire soient automatiquement interdites dès qu'une sixième interception de l'organisme nuisible est notifiée pour l'ensemble des importations d'agrumes destinés au marché frais et à l'industrie de transformation ».

(1) Voir n° 3437 du 03/03/14

(2) Voir n° 3438 du 10/03/14