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Appellations > Les producteurs d’AOC laitières revendiquent une gestion spécifique de la nouvelle Pac

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Au cours de son assemblée générale, le Cnaol a émis des craintes quant à l’application de la réforme de la Pac. Mais il a affiché sa volonté de communiquer sur les appellations au plan européen et de s’impliquer dans le projet d’association internationale des producteurs d’appellations, Origin.

L’Assemblée générale du Cnaol (Centre national des appellations d’origine laitières), le 11 février, a été l’occasion pour les professionnels du secteur de rappeler la crainte de fragilisation de leur marché par la réforme de la Politique agricole commune (Pac). Certes, il va falloir l’appliquer : ils se sont fait une raison et ne souhaitent pas se « désolidariser » du reste de la filière laitière. Pour autant, le Cnaol espère une mise en place progressive, « ajustée au mieux », des nouveaux quotas laitiers, en fonction de la capacité d’absorption des marchés AOC, traditionnellement fragiles. Et ce pour deux raisons qui distinguent les AOC des autres productions : le lien au terroir d’abord ; le nombre proportionnellement plus important d’actifs dans ce secteur ensuite.

Logo et appellations

Par ailleurs, l’Assemblée générale a été l’occasion de rappeler la volonté des producteurs d’AOC de communiquer davantage sur leurs produits au plan européen plus que « franco-français ». Peu convaincus de l’intérêt que présente le nouveau design du logo AOC proposé par l’Inao, ils préfèrent l’émergence d’un « identifiant européen ». Ils privilégieront donc le logo européen, « sous réserve que celui-ci soit de couleur différente du logo des IGP », expliquent-ils. La différenciation chromatique s’impose, aux yeux du Cnaol compte tenu des contraintes plus fortes pesant sur les AOC par rapport aux IGP européennes.

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Origin

Au plan international, un panorama complet de l’historique de l’association Origin a été présenté. Et, malgré les turpitudes du processus de Doha qui faisait – au départ – la part belle aux négociations sur les appellations, la motivation des producteurs d’appellation n’est pas retombée. Que le processus aboutisse ou non, les membres d’Origin entendent bien partager les meilleures pratiques de protection des appellations au niveau mondial. Un travail de longue haleine a débuté.