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Conjoncture laitière Les producteurs de lait optimistes pour fin 2013

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Dans un contexte de cours mondiaux des produits laitiers élevés et de baisse des coûts de production, la fédération nationale des producteurs de lait aborde la fin de l’année avec de bonnes perspectives pour le revenu des éleveurs. Elle demande aux industriels de prendre leurs responsabilités et de répercuter ces hausses de prix.

À la recherche d’un revenu décent après plusieurs mois de crise, les éleveurs laitiers sont optimistes pour la fin de l’année 2013 : les cours mondiaux des produits laitiers s’envolent et les prix des céréales pour nourrir les animaux ont stoppé leur montée vertigineuse. « Les producteurs sont dans un trou noir. Il y a quelques lueurs avec l’évolution du prix du lait et la stagnation des coûts de production », analysait Thierry Roquefeuil, président de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), lors d’une conférence de presse à Paris mercredi 4 septembre. Mais pour sortir de ce trou noir, « les éleveurs ont besoin des industriels pour les tirer vers le haut », explique t-il.
 
Un appel aux industriels qui doivent « prendre leurs responsabilités »
Des industriels avec qui la relation n’est pas toujours facile, même si Thierry Roquefeuil note des « avancées » depuis la rencontre du 8 avril 2013 réunissant producteurs, transformateurs et distributeurs sous l’égide du ministère de l’Agriculture, avec « une réactivité des acteurs et 25 euros de hausse sur les mille litres de lait en moyenne sur le deuxième trimestre ». Mais « pas d’euphorie », tempère l’éleveur, qui note « des problèmes avec certaines laiteries » : « L’objectif est d’avoir un prix économique lié à l’évolution des marchés, entre 340 et 350 euros les mille litres en moyenne sur l’année ». Pour l’instant, même si les prix ont augmenté, on est encore loin du compte. « Le marché est dynamique, les industriels peuvent appliquer des tarifs conséquent à l’export comme sur le marché intérieur. Les producteurs doivent avoir un prix qui tienne compte de tout ça », argumente Thierry Roquefeuil, qui « lance un appel aux entreprises pour qu’elles prennent leur responsabilités et mesurent les conséquences de leurs actes ». Patrick Ramet, vice-président de la FNPL, précise que « si ces prix ne s’appliquent pas, ce sera qu’il y a une volonté des entreprises de ne pas les appliquer ». Lactalis, notamment, a proposé un « prix politique » qui « n’arrivera pas dans la fourchette, mais, plus grave, qui nie les contrats » liant la laiterie et les éleveurs. Ces contrats précisent que le prix doit prendre en considération les indicateurs interprofessionnels. Une nouvelle table ronde avec le médiateur des relations commerciales doit être programmée en cette rentrée.

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