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Les producteurs de lapins espagnols en appellent au gouvernement

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Ce sont les outils d’une fronde que les producteurs de lapins espagnols réclament aujourd’hui à leur gouvernement. En cause, le monopole de quelques abattoirs qui maintiennent des prix bas, « manipulant et séquestrant les producteurs », selon les termes de Carlo Contera, président de l’association espagnole des sélectionneurs et multiplicateurs de lapins (Asemuce). Pour un investissement de 30 000 euros par exploitation, les producteurs pourraient construire des abattoirs dans leurs installations, ce qui est actuellement interdit dans le pays. L’association réclame donc la transposition en droit espagnol d’une directive européenne qui autorise ce type d’installation, comme en France où il s’en compte environ 10 000, principalement dans des élevages de volailles. Elle réclame aussi, comme c’est possible en Italie, la création d’abattoirs mobiles pouvant se rendre dans les exploitations. Selon les chiffres communiqués par Carlo Contera, les éleveurs vendent aujourd’hui aux grands abattoirs à 1,6 € le kilo, soit 25 % sous le coût de production. Selon l’association, 3 000 emplois sont en jeu dans les élevages tandis que 1 000 pourraient être créés par l’autorisation des abattages « à la ferme ». Sans compter la possibilité pour les éleveurs abatteurs de tenter ensuite de valoriser les peaux, environ 1,5 euro/pièce, non rémunérées par les abattoirs. L’association précise enfin qu’en 5 ans, la moitié des exploitations « industrielles à caractère familial » produisant des lapins ont été rayées de la carte et que le cheptel a reculé de 2,5 millions de têtes. L’Espagne produisait en 2008 74 000 TEC de lapins.

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