À l’approche de la fin des premiers six mois de la campagne 2004/05, les organisations européennes de producteurs et les coopératives (Copa et Cogeca) demandent à la Commission de faire preuve de plus de dynamisme à l’exportation dans le secteur céréalier, faute de quoi, selon elles, les mises à l’intervention vont se poursuivre dans les mois à venir. En un mois, les offres déposées par les opérateurs auprès des organismes publics s’élèvent à 4,7 millions de tonnes.
Alors que les prix mondiaux exprimés en dollars restent à un bon niveau depuis le début de la campagne, les prix intérieurs en euros ne font que s’éroder et la compétitivité des céréales européennes à l’exportation diminue dangereusement, s’alarme le groupe d’experts céréaliers du Copa et du Cogeca. Ces deux organisations demandent instamment aux services de la Commission d’attribuer le plus rapidement possible des restitutions à l’exportation pour compenser les disparités monétaires. À défaut, indiquent-elles, les producteurs seront contraints de se tourner vers l’intervention qui reste ouverte du 1er novembre au 31 mai. Pour le maïs, notent-elles, malgré des prix attractifs, les perspectives de marché sont insuffisantes par rapport à la forte récolte européenne et à l’impact de l’arrivée de nouveaux pays producteurs. Afin d’atténuer les mises à l’intervention, le Copa et le Cogeca estiment qu’il serait judicieux de reporter la date limite d’exécution du solde du contingent d’importation de maïs en Espagne.
4,7 millions de tonnes (2,3 Mt de blé tendre, 1,38 Mt d’orge et 0,98 Mt de maïs) ont été offertes à l’intervention du 1er au 28 novembre 2004, dont 501 431 au cours de la dernière semaine de novembre. Les offres les plus importantes ont été déposées en Hongrie 2,14 Mt (1,11 Mt de blé et 0,87 Mt de maïs), en Allemagne 1,37 Mt (1 Mt d’orge et 0,35 Mt de blé) et en République tchèque 0,6 M (0,54 Mt de blé). Elles n’ont concerné pour l’instant que des volumes modestes en France (116 000 t), en Slovaquie (145 000 t), en Pologne 103 000 t, en Lituanie (97 000 t), en Autriche (75 000 t), en Belgique (44 000 t) et au Royaume-Uni (16 000 t). Aucune demande de mise à l’intervention n’a été déposée en Espagne et en Italie durant le mois de novembre.
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Bruxelles privilégie les exportations d’orge
Seules les exportations d’orge sont actuellement soutenues par Bruxelles. Au cours des cinq premiers mois de la campagne, des certificats ont été retirés pour 835 00 tonnes, dont 660 370 tonnes à l’aide de restitutions. Lors de la dernière adjudication, la restitution a été fixée à 17,99 euros/tonne pour un volume de 132 750 tonnes et la Commission a augmenté d’un million de tonnes le volume d’orge pouvant être exporté avec des restitutions.
Pour le blé tendre et le maïs, en revanche, la Commission n’a pas encore cru bon d’accorder de restitutions depuis le début de la campagne en dépit de demandes répétées des producteurs. Les tirages des certificats à l’exportation s’élèvent à 4,6 Mt pour le blé tendre en grains, 774 000 t pour la farine de blé, 489 000 tonnes pour le blé dur, 59 000 t pour la semoule de blé dur et 1 Mt pour le malt d’orge.