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Sucre/UE Les producteurs européens saluent la mise en vente de 400 000 tonnes hors quota

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La faiblesse persistante du niveau d’approvisionnement en sucre sur le marché intérieur au cours de la campagne 2011-2012 a incité la Commission européenne à autoriser la mise en vente de 400 000 tonnes de sucre hors quota sur le marché de l’Union. Une décision saluée notamment par les producteurs européens de sucre. Ces derniers regrettent toutefois que ces décisions soient assorties de limitations des volumes et d’une pénalité par tonne produite, ce qui pourrait, craignent-ils, rejaillir sur les prix.

Afin de prévenir une pénurie dans l’approvisionnement en sucre au sein du marché unique, la Commission européenne a autorisé la mise sur le marché de 400 000 tonnes de sucre hors quotas, assortie d’une taxe de 85 euros/tonne (contre 500 euros/t habituellement). Les offres seront limitées à 50 000 t par opérateur pour chaque période de soumission. Bruxelles a également décidé d’augmenter les volumes d’exportations à hauteur de 700 000 tonnes, quantité qui viendra s’ajouter aux 650.000 tonnes déjà prévues pour arriver à la limite de 1,350 million de tonnes fixée dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce. « Ce sont des mesures que nous avons appelées de tous nos vœux depuis longtemps et nous en sommes tout-à-fait contents ». Marie-Christine Ribera, la directrice générale du CEFS (Comité européen des fabricants de sucre), explique à Agra Alimentation que son organisation accueille avec satisfaction la décision de la Commission. « Dès la fin août 2011 nous avions alerté la Commission que, selon nos estimations, nous tablions sur une récolte record qui allait dépasser les 5 millions de tonnes hors quotas », rappelle-t-elle. « En Europe, précise la directrice générale, sur ces 5 millions de tonnes, nous utilisons 2 millions de tonnes pour les usages internes et on a le droit d’exporter 1,4 million de tonnes en vertu des accords de l’OMC. Il reste donc une assez grande marge de 1,6 million de tonnes que l’on pourrait, si nécessaire, remettre sur le marché ». Ce qu’elle ne comprend pas en revanche est que les producteurs soient « obligés de payer en 2011 une pénalité de 85 euros la tonne alors qu’en 2010 ils n’avaient pas été amenés à le faire alors que la situation est tout à fait comparable ». « C’est une cohérence que nous avons du mal à suivre », explique Marie-Christine Ribera.
 

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