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Crise laitière Les producteurs lancent un logo « citoyen »

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La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) lance le logo « Eleveurs laitiers de France » qui doit inciter le consommateur à acheter du lait produit, collecté et transformé en France. « C’est un acte citoyen que nous demandons aux consommateurs », a expliqué Henri Brichart, le président de la FNPL, le 8 septembre. Le premier secteur « emblématique » visé par la FNPL est celui du lait de consommation qui représente de 15 à 16 % du lait transformé en France. Et, plus spécifiquement, les laits « premiers prix ».

«Faire quelque chose d’un peu nouveau » dans le contexte de la crise laitière. C’est l’objectif que s’est fixé la FNPL avec le lancement d’un logo « Eleveurs laitiers de France » qui doit inciter le consommateur à acheter du lait produit, collecté et transformé en France. Le premier secteur « emblématique » visé par la FNPL est celui du lait de consommation, qui représente de 15 à 16 % du lait transformé en France. « C’est le produit laitier le plus proche du lait qui sort de nos exploitations », argumente le président de la FNPL. Ce logo apparaîtra dès la semaine prochaine sur les briques de lait UHT premier prix et devrait rapidement s’étendre à d’autres catégories de produits laitiers. Ce segment du « premier prix » est aussi le « plus sensible aux importations de lait étranger », car le lait français est plus cher. Roger Béguinot, président d’Orlait, qui est un des opérateurs majeurs du secteur dans le segment des premiers prix avec Lactel, témoigne : « Les importations ont doublé entre janvier et septembre pour atteindre 400 millions de litres car les fournisseurs étrangers sont moins chers ». Le secteur du lait de consommation pèse 3,2 milliards de litre de collecte avec une segmentation en produits de marque, marque distributeur et premiers prix. « Si cette situation perdure, cette filière française du lait de consommation premier prix qui collecte environ 1 milliard de lait disparaîtra d’ici trois ou quatre ans », prévient-il. C’est pourquoi il lance parallèlement à l’initiative de la FNPL une marque « militante » « J’aime le lait d’ici ».

Valeur ajoutée
Il s’agit de « mettre de la valeur ajoutée sur ce segment de marché », explique Roger Béguinot. « Nous, producteurs, renchérit Henri Brichart, toutes tendances syndicales confondues, nous ne voulons pas d’un prix mondial qui commande le prix en France. C’est un acte citoyen qui est demandé au consommateur ». En clair, la brique de lait avec l’estampille « Eleveurs laitiers de France » ne sera pas plus chère que ses concurrentes mais porteuse des « valeurs d’une profession ». Le consommateur par son achat fait un acte « socialement responsable, soucieux de l’environnement et économique ». En plein débat sur la taxe carbone, privilégier la consommation d’un produit de proximité, qui ne fait pas des kilomètres entre la laiterie et son lieu de livraison est un argument supplémentaire pour ceux qui veulent réduire leur empreinte carbone !

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