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Filière porcine Les produits issus du porc vont bénéficier d’une mention d’origine

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Une mention d'origine caractérisera à partir de mars 2011, le temps d'épuiser les anciens emballages, tous les produits issus du porc, en frais comme en charcuterie. L'accord a été finalement signé le 15 décembre. Il était en négociation depuis près de 4 mois.

L'accord interprofessionnel « indication de l'origine des viandes porcines et produits transformés » a été signé par l'ensemble des membres d'Inaporc, le 15 décembre. La mention d'origine concerne les produits frais, congelés, surgelés et transformés, comportant plus de 50% de viande de porc. Un produit issu à 100% de viande de porc française portera une « Origine France ». En cas de mélange de viande de pays différents, les mentions appliquées seront « Origine UE » ou « Origine pays tiers ». La mention sera affichée sur les étiquettes, les piques-prix, les packaging et les documents promotionnels. Cet accord n'a pas de date d'application. Il prendra toute sa valeur en mars 2011 lorsque les stocks d'emballage seront épuisés, selon Jean-Michel Serres, président de la Fédération nationale porcine. Jusqu'à présent, la Fédération nationale des charcutiers-traiteurs refusait de le signer. Le Syndicat national des industriels de la viande, Coop de France bétail et viande et le Comité régional porcin de Bretagne avaient pris la décision, le 25 novembre, de bloquer les financements de l'interprofession afin de faire pression sur les négociations. Selon Jean-Michel Serres et Guillaume Roué, président d'Inaporc, cet accord est identique à la version initiale.

Renouvellement d'Inaporc pour 2011
Gérard Boursier, président de la Fédération régionale porcine des Pays-de-Loire, commente : « Le principal, c'est qu'Inaporc continue et que ses membres aient montré, avec cet accord, leur volonté de faire perdurer l'interprofession ». Le renouvellement de l'interprofession pour 2011 a été signé le même jour. D'après lui, Bruno Le Maire aurait laissé entendre que si l'interprofession ne s'accordait pas, elle serait dissoute. « Nous avons fait monter très fortement la pression pour que la Fict revienne sur sa décision », termine-t-il. Objectivement l'impact de cet accord sur les revenus des éleveurs ne sera mesurable qu'après mars 2011, ce qui fait dire à Jean-Michel Serres, que sur le terrain, l'éleveur ne verra aucun changement pour le moment. Il reste maintenant à revaloriser les prix à la production dans les mois qui viennent et à mieux répartir les marges. La FNP vient de sortir un communiqué de presse sur le sujet, le lendemain de l'accord, intitulé « les producteurs de porcs français les plus mal payés ». Elle annonce déjà de futurs mouvements « dès le début 2011 pour faire aboutir ses revendications ».

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