Après une fin d'année 2013 et un début d'année 2014 catastrophiques, le marché du saumon fumé a retrouvé des couleurs en GMS. Selon les chiffres Iri communiqués par les Entreprises du Traiteur Frais dans un dossier de presse récent, à fin octobre les ventes avaient progressé de 1,7 % en valeur sur un an, sur un marché des produits de grande consommation en progression de 0,8 % seulement. Le 13 novembre au matin, la profession se montrait très optimiste à l'approche des fêtes, faisant état de commandes en hausse par rapport à 2014 pour les fêtes de fin d'année. Reste à savoir quelles pourront être les conséquences des attentats sur la consommation, notamment hors foyer. Sur les dix premiers mois de l'année en tout cas, le marché s'est caractérisé par une montée en gamme et une diversification des origines. Les ventes de saumon Pacifique ont ainsi augmenté de 174 % (même période), celles de saumon d'Alaska de 26,6 % et celles de saumon d'Irlande de 23,6 %. Dans le même temps, les ventes de saumon bio et sauvage ont progressé de respectivement 37,4 % et 32 %. L'optimisme affiché par la profession fait suite à deux années difficiles. Après la diffusion d'un reportage à charge sur le saumon, les volumes de vente avaient reculé de 8 % sur la dernière période de 2013. Et la baisse avait continué en 2014, avec des ventes en recul d'environ 10 % en volume sur les onze premiers mois de l'année (Agra Alimentation du 12 janvier 2015). La croissance en valeur du marché cette année est donc une bonne nouvelle, même si cet indicateur ne préjuge en rien de l'évolution des volumes (que l'Adepale ne nous a pas communiquée). En 2014, la production française de saumon fumé, à 29 000 tonnes, était toujours en décrue par rapport à 2012 (31 300 tonnes), selon le rapport économique saumon et truites fumées de l'Adepale. Il faut remonter à 2008 pour avoir un niveau de production inférieur (28 700 t).
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