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Nutrition Les profils nutritionnels vont-ils faire long feu ?

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Si la législation sur les allégations nutritionnelles et de santé est au point mort au Parlement européen, les Etats membres et la présidence de l’UE continuent d’y travailler. Dans la perspective d’un débat d’orientation, ils mettent sur la table la pertinence du projet pour lutter contre l’obésité.

La présidence néerlandaise de l’Union européenne se pose des questions. Alors qu’elle s’est engagée à faire avancer le dossier « allégations nutritionnelles et de santé », elle en revient à des interrogations fondamentales sur la pertinence d’un élément au cœur du projet : les profils nutritionnels. Dans la perspective d’un débat d’orientation entre les ministres européens dans le cadre du conseil consacré à la protection des consommateurs, elle a adressé un questionnaire à un groupe d’experts chargés de le préparer, lors d’une réunion à Bruxelles, le 8 novembre.

Permettre de faire des choix

« Convenez-vous qu’il faut considérer l’obésité et l’excès de poids comme une question prioritaire pour la santé publique dans les années qui viennent ? », demande-t-elle. « Convenez-vous que la Commission et les Etats membres ne doivent pas éviter de prendre des mesures réglementaires pour que le consommateur dispose d’informations pertinentes lui permettant de faire des choix sains en matière alimentaire ? », ajoute-t-elle. Et d’ajouter : « Convenez-vous que les profils de nutriment peuvent constituer un outil important permettant de faire des choix sains en matière d’alimentation ? ».

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Outil au service de la protection des consommateurs

La présidence néerlandaise donne une partie des réponses, dans les introductions de ses questions, relevant que les profils nutritionnels « ne devraient pas servir à limiter le choix de tout un chacun entre ce qu’il y a lieu de manger ou non » mais plutôt devenir un « outil au service de la protection des consommateurs ». « Les allégations alimentaires et nutritionnelles ne pourront figurer que sur des denrées dont on peut considérer qu’elles contribuent effectivement à rendre l’alimentation plus saine », précise le questionnaire.

En tout état de cause, la présidence de l’UE estime inévitable d’agir pour lutter contre l’obésité : « Les statistiques montrent clairement que, à moins d’une intervention efficace, l’obésité et l’excès de poids, avec les conséquences qui en découlent, rattraperont le tabac en tant qu’ennemi numéro un de la santé publique », prévient-elle.