Les producteurs de vins d’origine de l’UE s’inquiètent du projet sur les indications géographiques que doivent présenter prochainement les services de la Commission européenne dans le cadre de la simplification de la législation secondaire dans le secteur viticole. Principale préoccupation : la suppression des modalités permettant de procéder à un étiquetage temporaire avant validation par Bruxelles.
Les pressions exercées sur Phil Hogan par une plateforme de 17 États membres, par les eurodéputés et par les producteurs (1) ont permis d’obtenir des avancées dans les projets de simplification de la réglementation secondaire du secteur viticole, notamment le regroupement de ces textes, mais les services de la Commission de Bruxelles n’ont pas totalement suivi le commissaire à l’agriculture, a constaté le 8 décembre devant les journalistes le président de la Fédération européenne des vins d’origine (Efow), Bernard Farges (France).
L’étiquetage temporaire menacé
Efow craint que, dans un projet de texte sur les appellations d’origine et indications géographiques du secteur qui doit être présenté en janvier, les services européens cherchent à suspendre la disposition permettant l’application temporaire, avant validation définitive par Bruxelles, de l’étiquetage d’une dénomination en cas de modification du cahier des charges. Si une telle disposition était prise, le délai de reconnaissance de cette appellation nuirait sérieusement à « la capacité du producteur de s’adapter », souligne Bernard Farges.
Le président d’Efow, qui voit là la volonté des services agricoles de la Commission d’« aligner » le secteur du vin sur la réglementation générale des indications géographiques, est également préoccupé par l’éventuel étiquetage de mentions telles que « en fût » pour les vins sans IG.
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(1) Voir n° 3532 du 08/02/16, n° 3554 du 11/07/16 et n° 3556 du 25/07/16
Brexit : « Nous sommes très inquiets »
« Nous sommes très inquiets », a reconnu le président d’Efow, questionné sur la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Un marché qui « s’est ouvert très vite aux vins du Nouveau monde » et sur lequel ceux de l’UE « risquent de perdre en compétitivité », a-t-il expliqué.
À l’heure actuelle, le Royaume-Uni est une destination prépondérante pour les vins de l’UE. C’est, parallèlement, un important marché de réexportation.