Le véganisme, le végétarisme, mais surtout le flexitarisme (un tiers des ménages en France) participent au développement des protéines végétales dans l’offre alimentaire des Français, tel est l’un des principaux enseignements de l’édition 2019 de l’étude de référencement menée par le Groupement d’études et de promotion des protéines végétales (GEPV). Dans le monde, « le marché des protéines végétales est en pleine expansion. Il s’élevait à 6,9 milliards € en 2013 et pourrait atteindre les 10 milliards € cette année », explique Marie-Laure Empinet, présidente du GEPV, se référant au Global Protein Ingredients Market de Business Insight.
Sur le marché hexagonal, le GEPV constate une explosion du nombre de références depuis 1989, date de la première étude. Et une accélération ces dernières années. Les protéines végétales se trouvent désormais dans toutes les familles de produits, mais c’est le traiteur qui arrive en premier, suivi de l’épicerie sucrée et de la boulangerie, viennoiserie et pâtisserie. Ces produits contenant des protéines végétales sont souvent porteurs de labels. Ainsi 16,4 % d’entre eux sont biologiques, 6,3 % made in France et 5,7 % véganes.
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Les labels sont même surreprésentés dans les produits analogues à la viande, puisque 45 % sont bio et un sur trois est végane. Et près d’un sur deux met en avant au moins une allégation de santé.
Les types de protéines utilisées évoluent. Si la protéine de blé est largement dominante, le nombre de produits en contenant diminue régulièrement depuis 2015. En revanche, les produits au soja se développent fortement, notamment grâce au renforcement de l’offre de soja français et de la confiance des consommateurs dans l’absence de soja OGM dans les produits alimentaires. Les produits à base de protéines de pois sont aussi de plus en plus nombreux, suivant le développement de la cuture de cette plante.