En mai 2002, le Parlement américain votait une nouvelle loi agricole prenant la suite du Faire Act précédent. Sur le plan interne, ce Farm Bill était principalement composé de quatre types d’aides. Ils permettent de maintenir le revenu des agriculteurs quels que soient les prix de marché :
1. Des paiements directs (direct payments) au montant constant accordés aux producteurs de grandes cultures (céréales, coton, oléagineux, soja). Elles sont dites découplées de la production.
2. Des marketing loans et loan deficiency payments (LDP) qui sont des prêts de soutien pour les producteurs de céréales, de coton et d’oléagineux. Ils sont accordés par le ministère de l’agriculture pour neuf mois afin de leur éviter de commercialiser immédiatement leur production à la récolte si les cours ne sont pas suffisamment élevés. Ils peuvent être remboursés en nature. Il est possible d’opter pour une aide directe immédiate (LDP) représentant le montant de la différence entre le prix de marché et un prix d’objectif (loan rate). C’est le choix que font la plupart des agriculteurs.
3. Des aides d’urgences dans le cadre d’un dispositif de soutien contra-cyclique (counter-cyclical payments) pérenne visant à protéger les producteurs contre de possibles fortes baisses des prix du marché. Ces aides permettent ainsi de leur payer la différence entre le prix effectif (somme du prix moyen du marché, du loan rate et des aides directes) et le prix d’objectif (target price).
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4. Des programmes environnementaux : l’Environnemental Quality Incentives Program (EQIP), (1,3 milliard de dollars en 2007) qui a pour objectif d’aider les producteurs, et en particulier les éleveurs, à mettre en œuvre des systèmes de production plus respectueux de l’environnement ;
le Conservation Reserve Program (CRP), programme de jachère environnementale décennale doté de 1,5 milliard de dollars sur six ans ;
le Wetlands Reserve Program (WRP), consacré aux zones humides et également doté de 1,5 milliard de dollars pour six ans ; le Farmland Protection Program (FPP), destiné à préserver les terres arables agricoles des usages non agricoles, doté de 1 milliard de dollars pour la même période.