Abonné

Union européenne Les quotas dans le secteur du sucre, « à ne pas conserver », selon Dacian Ciolos

- - 3 min

Alors que les betteraviers de l’UE viennent de plaider une nouvelle fois pour la prorogation au-delà de 2015 du régime actuel du sucre, Dacian Ciolos, le commissaire européen à l’agriculture, considère que le maintien des quotas de production dans ce secteur n’est pas une perspective à long terme pour les producteurs eux-mêmes.

La Commission européenne traitera le dossier du sucre dans le cadre de la réforme de la Pac, en prenant en compte à la fois la question de l’approvisionnement du marché de l’UE et la nécessité d’assurer que ce secteur réformé puisse profiter au mieux de sa compétitivité sur les marchés européen et mondial, a expliqué le 29 mai Dacian Ciolos à un groupe de journalistes, en marge d’une réunion informelle des ministres de l’Agriculture des Vingt-sept à Debrecen, en Hongrie.
Les quotas de sucre sont en place jusqu’à octobre 2015, mais, pour la suite, « je ne suis pas sûr qu’il soit bon pour le marché ou pour le secteur de les conserver indéfiniment », a poursuivi en substance le commissaire européen à l’agriculture. « Si nous y mettons fin, nous devons voir ce qu’il faut faire pour offrir une perspective aux producteurs », par le biais des contrats par exemple, a-t-il précisé.
Il y a plusieurs scénarios, mais maintenir les quotas n’est pas une perspective à long terme pour les producteurs de l’UE, a insisté M. Ciolos.

Les « lignes rouges » des betteraviers européens

La Confédération internationale des betteraviers européens (Cibe), qui tenait son assemblée générale les 26 et 27 mai à Budapest, constate avec satisfaction que, dans son projet de résolution sur l’avenir de la Pac, la commission de l’agriculture du Parlement européen propose de proroger « au moins jusqu’à 2020 » le régime du sucre de 2006 « sous sa forme actuelle » (1). Les planteurs demandent de la même façon le renouvellement de ce régime « afin d’éviter tout affaiblissement du secteur de la betterave sucrière de l’UE après 2015 », leurs « lignes rouges » étant « les quotas nationaux, le prix minimum de la betterave et les contrats ».
Pour l’après-2020, la Cibe estime que « la question doit être examinée en prenant en compte en particulier la situation des marchés internationaux » à ce moment-là et qu’ « il est donc hautement prématuré de s’engager sur une option ou une autre à ce stade ».
Dans l’immédiat, elle déplore que « la dépendance croissante du marché européen vis-à-vis des importations diminue sa stabilité » et fait part de son inquiétude face à une nouvelle ouverture de ce marché (2).

(1) et (2) Voir n° 3303 du 30/05/11

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre