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Sucre Les raffineurs à plein temps de l’UE veulent pouvoir importer sans droit

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Les raffineurs de sucre de l’UE réclament la suppression définitive du droit de 98 euros/t sur les importations de l’UE afin de leur permettre de s’approvisionner de façon « viable » en sucre brut de canne brut.

L’Association européenne des raffineurs de sucre (ESRA), qui représente depuis la fin de 2010 les intérêts des raffineurs à plein temps de sucre de canne de l’UE, estime que le sucre brut doit être « disponible à un prix compétitif orienté sur le marché et qui ne soit pas gonflé par la législation communautaire ».
« Ce que nous ne pouvons pas accepter, c’est plus de volatilité et de hausse des prix dues à une législation qui restreint artificiellement les approvisionnements ou permet aux spéculateurs d’interférer dans notre approvisionnement en matière première », précise le président de l’ESRA, Joao Pereira.
Les raffineurs à plein temps demandent donc à la Commission européenne « d’abolir de façon permanente le droit CXL de 98 euros/t à l’importation de sucre ». Ils rappellent que celui-ci a été établi « à une époque où les prix institutionnels étaient fixés à un niveau beaucoup plus élevé et où les prix mondiaux étaient généralement bas ».
« Les prix institutionnels de l’UE étant aujourd’hui plus bas et les prix mondiaux plus hauts, seule la suppression du droit de douane assurera un accès prévisible et économiquement viable au sucre brut de canne », souligne M. Pereira.
L’ESRA fait valoir que « les raffineurs de sucre de canne jouent un rôle clef sur le marché européen du sucre ». Ils « favorisent la concurrence » et « fournissent des emplois hautement qualifiés, souvent dans des régions très défavorisées », fait notamment valoir l’association.

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