– En Allemagne, une porte-parole du ministère de l’agriculture a affirmé que le résultat de la négociation des Vingt-sept est « un franc succès aux yeux du gouvernement ». En dépit de ressources limitées, le niveau des aides ne va pas baisser de manière significative, ce qui « donne aux agriculteurs la sécurité nécessaire », a-t-elle dit.
– En France, le ministre de l’agriculture a précisé qu’il se mobiliserait lors des trilogues entre la présidence irlandaise du Conseil, le Parlement européen et la Commission de Bruxelles pour aller plus loin sur les soutiens couplés et aboutir à un taux un peu plus élevé que 12 %, et aussi pour obtenir la possibilité d’une aide couplée supplémentaire pour les protéines végétales, dans l’esprit de ce qui a été voté par les députés. Stéphane Le Foll s’est félicité du maintien d’un outil de régulation dans le secteur viticole et a souligné que les quotas de sucre étaient maintenus jusqu’en 2017, sans remettre en cause les efforts de compétitivité effectués lors de la précédente réforme. Enfin, il a assuré avoir obtenu en matière de verdissement ce qu’il considérait comme un minimum.
– En Belgique, le ministre wallon de l’agriculture a souligné, dans un communiqué, qu’il avait obtenu, lors des discussions sur l’OCM unique, « le soutien de dix autres Etats membres sur le principe d’une révision des prix de référence basée sur les coûts de production ».
– Le Copa-Cogeca (organisations et coopératives agricoles de l’UE) juge, selon son secrétaire général, Pekka Pesonen, que les mesures prévues par les ministres pour « verdir encore davantage la Pac » sont « plus pratiques et flexibles que ce qui avait été proposé à l’origine », ce qui constitue « un pas dans la bonne direction ». Le Copa-Cogeca est déçu que les quotas de sucre n’aient pas été prolongés jusqu’en 2020 et demande que la progression annuelle autorisée des plantations de vignes ne dépasse pas 0,5 %.
– Le Ceja (Conseil européen des jeunes agriculteurs) est « profondément déçu par le manque d’engagement dont ont fait preuve les ministres sur le sujet du renouvellement des générations, car il n’y a pas eu de soutien majoritaire parmi eux pour un complément obligatoire de paiements directs pour les jeunes agriculteurs dans le 1er pilier de la Pac ».
– Au Royaume-Uni, le secrétaire à l’environnement, Owen Paterson, s’est félicité d’avoir pu, avec d’autres, convaincre le Conseil de l’UE de ne proroger les quotas de sucre que jusqu’en 2017, et non pas 2020. Il a jugé que les paiements couplés « font partie du passé » et affirmé que, en matière de verdissement, la majorité des États membres s’était contentée d’autoriser les exploitants à être payés deux fois au titre de deux budgets différents pour apporter les mêmes bénéfices environnementaux.
– De même, les organisations écologiques – le WWF et le Bureau européen de l’environnement (BEE) – ont reproché aux ministres d’avoir, contrairement au Parlement européen, soutenu le double financement pour des mesures de verdissement identiques. Les bénéfices environnementaux de l’accord politique des Vingt-sept seront « plus faibles que ceux de la politique en vigueur actuellement », a même affirmé le WWF.
– Dans le secteur du sucre, les betteraviers (Cibe) et les fabricants (CEFS) de l’UE sont extrêmement « déçus » que les Vingt-sept n’envisagent d’étendre les quotas de production que du 1er octobre 2015 au 30 septembre 2017. À l’inverse, les industries utilisatrices (CIUS) s’en félicitent, tout en regrettant que les ministres ne les aient pas abolis à l’échéance 2015, comme convenu lors de la réforme de 2006.
– Dans le secteur viticole, la Fédération européenne des vins d’origine(Efow) a demandé « un accord final plus ambitieux sur la question des droits de plantation », même si « le mandat de négociation du Conseil est dans l’ensemble satisfaisant », notamment pour ce qui est de la date d’entrée en vigueur du nouveau dispositif, en 2019 et non pas 2016. L’Efow regrette que la durée prévue de ce régime ne soit que de 6 ans et se déclare réservée sur la fixation à 1 % du plafond annuel de plantations nouvelles. Selon elle, « 0,5% correspond mieux à la réalité des besoins ».

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