– FNSEA : « Ça va dans le bons le sens »
« Sur le moyen terme, ça va dans le bon sens avec notamment une clarification pour le consommateur», a commenté Jean-Michel Lemétayer, le président de la FNSEA, à l’issue de la table ronde à laquelle il participait. Mais évoquant la situation actuelle, le chef de file de la centrale syndicale a regretté que le ministre n’ait pris, selon lui, « aucun engagement » pour venir en aide aux viticulteurs en situation financière difficile.
– CNAOC : clarifier l’offre et conforter les AOC
Pour la Confédération nationale des appellations d’origine contrôlée (Cnaoc), les mesures annoncées par le ministre « devraient permettre de clarifier l’offre et de conforter l’appellation d’origine contrôlée en tant que garante de qualité ». L’offre sera clarifiée grâce à « une segmentation précisément établie entre deux logiques de production différentes », les AOC d’une part et les vins de table et de pays d’autre part. « C’est une bonne chose que les vignerons disposent d’une alternative au tout appellation », a estimé Christian Paly, président de la Cnaoc. De leur côté, « les syndicats d’appellation s’engagent pleinement et fortement dans les chantiers : précision des règles de production définies dans chaque décret, réforme de l’agrément et contrôle des conditions de production », note la Cnaoc. Ils devront veiller à une bonne hiérarchisation entre appellations pour une meilleure visibilité.
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– Modef : une « porte ouverte à l’industrialisation »
Le Modef, Confédération nationale des syndicats d’exploitants familiaux, craint que la solution de créer un vin de pays ouvert aux pratiques des vins du « Nouveau monde » ne favorise une industrialisation de ces vins. « Les viticulteurs fourniront aux industriels de la transformation une matière première standardisée qui s’appellera chardonnay, sauvignon, merlot, qui pourra être produite n’importe où dans le monde sans conséquence sur une qualité qui sera fabriquée en laboratoire », redoute le Modef. « Demain nos caves deviendront d’immenses vineries avec concentration et restructuration », poursuit-il. Selon lui, « le plan de réforme est contraire aux intérêts de la masse des viticulteurs et répond avant tout aux intérêts du négoce ».
– Coordination rurale : « De fausses solutions aux vrais problèmes »
Si la Coordination rurale se félicite de la disparition du concept « AOCE » (Appellation d’origine contrôlée d’excellence), elle « déplore la possibilité donnée aux AOC de produire aussi des vins de pays ». « Cette disposition qui ne règle en rien les problèmes structurels des AOC, va déséquilibrer le marché des vins de pays dont vivent de nombreux viticulteurs ayant considérablement investi dans la restructuration de leur vignoble et dans des moyens de production de qualité », explique le syndicat dans un communiqué. La Coordination demande que soient revus « en profondeur » puis « réellement appliqués » les cahiers des charges des AOC.