Dans une étude parue le 10 février dans la revue scientifique américaine Pnas, des chercheurs concluent, sur la base d’une étude menée auprès de 538 espèces de plantes et d’animaux, que « la hausse des températures annuelles maximales est la variable la plus importante » parmi les facteurs climatiques pour expliquer des extinctions locales de biodiversité. Un résultat obtenu grâce aux relevés conduits sur 323 sites pour les plantes et 258 sites pour les animaux, suivis sur 19 variables météorologiques. Recourant à plusieurs projections climatiques, les chercheurs estiment alors que « 30 % ou plus de ces 538 espèces pourraient s’éteindre » à l’horizon 2070. Un taux pouvant aller jusqu’à 70 % dans les scénarios les plus extrêmes. Les meilleures chances de survie pour les espèces seraient liées à un changement de niche, en adoptant des sites différents dans leurs zones actuelles de distribution, et non à un changement de latitude. « Nos résultats montrent aussi qu’une mise en œuvre réussie des accords de Paris pourrait aider à réduire ces extinctions, potentiellement à 16 % ou moins d’ici 2070 », nuancent les auteurs en conclusion.
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