Les agrocarburants ne sont pas « tout blanc-tout noir ». Ils peuvent présenter un intérêt mais sous certaines conditions, estime l’Association des régions de France (ARF) sur la base d’une étude réalisée – à sa demande – par le Centre énergétique des Mines de Paris.
Souhaitant obtenir un éclairage « neutre », l’Association des régions de France (ARF) a demandé à l’Ecole des mines de Paris d’effectuer une analyse critique des études existantes sur les biocarburants. Présentée à la presse le 10 septembre, cette analyse pointe les manques et les négligences de certaines études et conclut en la nécessité de travaux supplémentaires pour couvrir de façon plus pertinente les impacts engendrés par les biocarburants, notamment en matière d’évolution du carbone du sol, de gestion de l’eau, et de prise en compte de gaz à effet de serre autres que le CO2.
Considérant, sur cette base, que l’impact environnemental des biocarburants a jusqu’ici été évalué de manière « très sommaire », Alain Rousset, président du conseil régional d’Aquitaine et président de l’ARF, appelle le gouvernement à réviser à la baisse les objectifs d’incorporation des biocarburants actuels dans l’essence et le gazole.
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L’ARF estime que seules les filières sobres en énergie, sans impact sur l’eau, recourant faiblement aux intrants et privilégiant les circuits courts, sont vertueuses. La filière éthanol-canne à sucre à la Réunion est citée en exemple, ainsi que les huiles végétales pures sous certaines conditions.
A la demande d’Alain Rousset, un guide méthodologique sur les agrocarburants sera prochainement réalisé afin de permettre aux exécutifs régionaux de décider « en connaissance de cause » de soutenir – ou non – les filières de biocarburants.