Les agriculteurs n’ont pas toujours le réflexe de partir en formation, notamment parce qu’ils ne sont pas sûr de pouvoir être remplacés. Le fonds de formation Vivea et la Fédération nationale des services de remplacement ont à ce titre conclu un partenariat en 2006. Mais la principale question à résoudre reste le financement des remplacements pour formation, les remplacements pour mandats professionnels consommant la plus grande part des crédits.
Partant du constat que les agriculteurs hésitent souvent à partir en formation par crainte de ne pas pouvoir être remplacés, la Fédération nationale des services de remplacement (FNSR) et le fonds de formation Vivea ont signé un accord cadre en 2006 pour tenter de lever cet obstacle. Le Salon de l’agriculture a été l’occasion de faire le point sur ce partenariat. L’accord, qui vise à accroître les synergies entre les deux organismes à l’échelon régional, est déjà conclu ou en voie de l’être dans 14 régions. Christiane Lambert, présidente de Vivea, s’en est félicitée, constatant une progression des demandes d’information de la part des agriculteurs. Mais si les services de remplacement sont bien structurés dans les régions l’élevage, il n’en va pas de même partout. Ainsi, en Languedoc-Roussillon, l’accord a été pour la FNSR l’occasion de se doter d’un échelon régional qui n’existait pas auparavant.
Coût : 130 euros
Mais, au-delà de l’information, la principale question à résoudre est celle du financement. Une journée de remplacement coûte en moyenne 130 euros, dont 60 euros peuvent être financés par un crédit d’impôt. Restent à trouver 70 euros, sachant que les formations durent en moyenne 16 heures, soit deux jours. En faisant appel aux subventions régionales et européennes, la région Languedoc-Roussillon envisage de contribuer à hauteur de 60 euros pour 300 jours de formation en 2008. Une ambition « modeste » de l’aveu même Martine Verdale, vice-présidente de la Fédération régionale des services de remplacement de Languedoc Roussillon.
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Emmanuel Lachaize, président de la FNSR, souhaiterait pour sa part que le remplacement pour formation fasse l’objet d’un financement public spécifique. Actuellement, dans les financements au titre du développement agricole et rural (financement Casdar) c’est la même ligne qui concerne les remplacements pour formation et les remplacements pour mandat professionnel (mandats syndicaux, coopératifs, mutualistes…). Or, les remplacements pour mandat professionnel sont si nombreux qu’ils consomment la presque totalité de cette ligne. Les agriculteurs qui s’absentent pour se former doivent donc souvent payer eux-mêmes plus de la moitié du coût de leur remplacement. C’est pourquoi la FNSR demande que soit créée une ligne dédiée au remplacement pour formation.