Côté républicains, aucun des candidats n’a établi un programme aussi clair et détaillé que dans le camp démocrate. Sénateur de l’Arizona depuis 1987, John Mc Cain fait campagne sur la libéralisation. « J’ai confiance dans les marchés et je suis opposé aux aides », a-t-il expliqué lors d’un discours à l’université de l’Iowa le 5 novembre. Ce qui vaut pour l’agriculture ou les biocarburants. « Nous avons besoin de construire un export solide, mais pas en bâtissant des murs contre le commerce international », a-t-il également indiqué.
Homme d’affaires mormon et ancien gouverneur du Massachussets, Mitt Romney ne manifeste pas d’attache vis-à-vis du monde agricole. En 1994, il a fait campagne pour devenir sénateur dans son état en proposant la suppression du département américain de l’Agriculture et une réduction des aides versées aux exploitations agricoles. En tant que candidat à la présidentielle, il milite pour l’ouverture des marchés, « une clé pour la prospérité des Etats-Unis », et une attitude « pro-agriculture » puisque « à peu près un tiers des surfaces américaines sont plantées pour l’export », indique-t-il. Dans ce cadre, les négociations de Doha ou les accords de libre-échange peuvent être, selon lui, de formidables opportunités pour les Etats-Unis.
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Pasteur et gouverneur de l’Arkansas, Mike Huckabee a le programme le plus détaillé… Et le moins libéral. Pour lui, pas question de supprimer les soutiens versés aux agriculteurs : ils contribuent à assurer une alimentation à bas pris aux citoyens américains, et ils aident les farmers à être compétitifs face aux agricultures très subventionnées d’Europe et d’Asie.