Affecté par la baisse du prix de ses produits, le fabricant d’engrais chimiques Yara International est tout juste resté dans le vert en 2023, a-t-il annoncé le 9 février. Le bénéfice net annuel ressort à 54 M$ (environ 50 M€), une goutte d’eau par rapport aux quelque 2,8 Md$ (2,6 Md€) enregistrés l’année précédente, marquée par le niveau exceptionnellement élevé du prix des engrais. « Après de solides résultats financiers en 2022, les résultats en 2023 ont été affectés par des prix nettement plus bas sur les marchés », a expliqué le p.-d.g. du groupe Svein Tore Holsether, cité dans un communiqué. Le recul du prix du gaz naturel, ingrédient essentiel des engrais azotés, depuis les sommets atteints en 2022 en raison de la guerre en Ukraine, n’a pas suffi à compenser la diminution du prix des engrais, a par ailleurs souligné Yara.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Le groupe norvégien fait notamment face à la concurrence russe, producteur important d’engrais qui bénéficie d’un gaz bon marché. Les livraisons de Yara ont ainsi reculé de 5 % par rapport à l’année précédente à cause d’une moindre disponibilité des produits de tiers due aux sanctions imposées à la Russie après l’invasion de l’Ukraine, souligne M. Holsether à l’AFP. En conséquence, le résultat brut d’exploitation (Ebitda) du groupe a été divisé par trois, s’établissant à 1,7 Md$ (1,6 Md€), pour un chiffre d’affaires en baisse de 35 %, à 15,5 Md$ (14,5 Md€). Côté positif, le groupe dit observer des signes d’une amélioration des marchés depuis le deuxième trimestre et s’attend à voir ses factures de gaz réduites de 320 M$ (299 M€) au premier trimestre et de 100 M$ (93 M€) au second trimestre.