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Un retraité agricole sur deux est atteint d’une affection de longue durée (ALD), selon une étude épidémiologique (AMI) initiée par le groupe Agrica en association avec la MSA et l’IFR de santé publique, parue le 11 janvier. Parmi eux, la majorité (36,5 %) est atteinte d’une maladie cardio-vasculaire (hypertension artérielle sévère, accident vasculaire cérébral, artériopathie chronique, insuffisance cardiaque ou maladie coronarienne), 11,1 % de cancers et 10,1 % de diabète. L’enquête identifie par ailleurs le niveau d’étude comme un facteur discriminant face à la maladie : un retraité agricole a deux fois plus de risque d’être atteint d’Alzheimer s’il n’a pas obtenu son certificat d’études primaires et trois fois plus de présenter des multiples pathologies ou déficience.
Les retraités du monde agricole sont aussi plus fragiles que les citadins. Un constat qui s’appuie sur la perte récente de poids, l’épuisement, la sédentarité, la lenteur de la marche et la faiblesse musculaire. On retient ainsi que 9% des participants sont considérés fragiles (contre 7% des retraités urbains).
Le groupe Agrica annonce par ailleurs avoir détecté de nouveaux facteurs associés à la fragilité dans le milieu rural : il s’agit d’hypertension artérielle, de difficultés respiratoires, de dépression, de démence (13,1% sont atteints de démence contre environ 8% dans la population générale) ou encore d’isolement social et de niveau de satisfaction de vie. Et en ce dernier thème, les résultats sont surprenants : si les retraités agricoles sont particulièrement plus affectés et plus fragiles que leurs homologues citadins, ils se disent majoritairement plus satisfaits de leur vie.
L’étude révèle qu’ils sont cependant moins nombreux à vivre en institution et à être suivis médicalement. En milieu rural, explique l’étude, la prise en charge de la perte d’autonomie s’organise davantage autour du domicile ou dans le cadre d’autres formes d’hébergement (famille d’accueil, foyer logement). Lancée en 2007, auprès de 1 000 retraités agricoles du département de la Gironde, âgés en moyenne de 76 ans, l’enquête s’appuie sur 30 % d’exploitants agricoles et 70 % de salariés.
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