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Les revendications des betteraviers

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• Les baisses de prix et de production sont exagérées. Il est possible de conserver des prix plus élevés et une production supérieure de 3 millions de tonnes, si l’on gère convenablement l’importation et l’exportation. La Cibe réclame des baisses de prix moins fortes et un meilleur taux de compensation, dans le respect des limites budgétaires. Elle demande aussi la suppression de la cotisation à la productionqui est injustifiée et anticompétitive par rapport aux importations

• La Commission n’a pas cherché à régler le problème des importations en provenance des PMA. Elle pouvait le faire en prolongeant la période d’application actuelle des quotas qui leur ont été attribués, en interdisant le commerce triangulaire (SWAP), et en mettant en place une clause de sauvegarde quantitative.

• La Commission a abandonné toute ambition à l’exportation dès 2007/08. Pourtant, après la perte du panel de l’OMC et sans même avoir renégocié ses engagements à l’OMC, l’UE a encore le droit d’exporter, avec subvention, 1,3 million de tonnes de sucre par an (sucre du quota avec restitution ou hors quota). De plus, elle est libre d’exporter sans subvention n’importe quel tonnage de sucre du quota.

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• Il faut maintenir l’intervention qui reste le recours ultime pour assainir le marché et éviter l’effondrement des prix. La Commission cherche à tort l’équilibre du marché par la baisse des prix. La Commission supprime l’intervention car elle ne croit pas elle-même à cet équilibre ni à l’efficacité des instruments de gestion qu’elle propose.

• S’il est ambitieux et satisfaisant pour les fabricants, le programme de restructuration ignore les besoins des planteurs. Or, les planteurs sont propriétaires des quotas avec les fabricants et les Etats membres. Ils veulent un droit de codécision et une aide financière à la restructuration de leurs exploitations agricoles. Les 4,68 euros/tonne de betteraves de 2006/2007 ne sont qu’une application anticipée de la compensation 2007/2008 pour la baisse de prix. Cela n’a rien à voir avec une aide à la restructuration qui est absolument nécessaire.