Le lancement du marché des sacs plastiques biosourcés peine à s’opérer, à trois mois de l’interdiction des sacs de fruits et légumes en plastique pétrosourcé, non pas faute de matière première ou d’industriels pour les fabriquer, mais faute de commandes de la distribution. C’est ce qu’a indiqué Serge Vassal, président du groupe Barbier, fabricant de films plastiques, lors d’une conférence de presse organisée par Elipso, l’organisation professionnelle des fabricants d’emballages plastiques, le 28 septembre. Du côté de l’amont, pas de problème : les industriels de production de plastique biosourcé sont prêts à produire du plastique renouvelable à base d’amidon de céréales et pommes de terre pour utilisation comme sacs plastiques de fruits et légumes, les seuls qui seront autorisés à partir du 1er janvier prochain. Le problème vient de la demande : à trois mois de l’échéance, la distribution ne passe toujours pas commande pour tester le comportement de ces nouveaux produits en magasin. Pourtant la mise au point de sacs bioplastiques fins (12 microns), quasiment aussi fins que les sacs en plastique fossile (10 à 12 microns), relève de « l’exploit technique », selon Serge Vassal. Les industriels de plastique biosourcé sont Limagrain, Sphère (sacs de fécule de pommes de terre), Basf, Novamont. Les professionnels de l’amont rappellent que les freins au développement des sacs bioplastiques ont été non pas techniques mais législatifs et réglementaires.
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