Fortes de leur expertise en matière foncière et en aménagement rural, les Safer (Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural) souhaitent se positionner dans le cadre de la loi de modernisation en préparation. Conserver notre patrimoine commun alors que les problématiques liées à l’espace se compliquent est un véritable enjeu de société. Un livre blanc, intitulé , sera présenté le 12 octobre.
L’agriculture gère 53 % des territoires du pays. Consommer moins et mieux le foncier, c’est aussi une façon de conserver la place de l’agriculture. Pour les Safer (Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural), il n’est pas possible de se passer d’une politique de l’espace agricole. Toutefois, tirer la sonnette d’alarme sur le prix du foncier n’est pas seulement une problématique agricolo-agricole, c’est un enjeu de société. Le contexte est préoccupant : l’évolution de nos paysages est rapide, et notre cadre de vie en mutation. Fortes de ce constat, les Safer souhaitent lancer le débat et se positionner par rapport à la loi de modernisation en préparation. La parution le 12 octobre d’un livre blanc d’une cinquantaine de pages intitulé La fin des paysages ? Pour une gestion ménagère de nos espaces ruraux, a pour ambition de susciter le débat. Le verbe « ménager» se comprend par la volonté d’user avec modération de nos espaces ruraux dans le souci de les faire durer et de les maintenir en bon état.
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Élargir le droit de préemption
De nombreuses pistes de réflexion pour ouvrir le débat sont présentées. Il s’agit notamment de protéger les paysages dans la législation ; de maîtriser l’urbanisation ; de réactiver le fonds de gestion de l’espace rural (FGER) créée en 1995 ; de rénover la réglementation jugée incomplète, d’affirmer la place des collectivités et conforter le rôle des Safer. L’une des propositions vise à élargir le droit de préemption des Safer pour leur permettre d’agir au profit du développement des communes rurales, voire des projets environnementaux. Plus globalement, la réflexion menée dans ce livre blanc propose de définir un projet pour chaque territoire et un projet pour tout le territoire. Le rôle de l’État qui doit impulser une volonté politique est prépondérant. C’est à cette condition que tous les outils et les règles mis en place pourront fonctionner. La loi de modernisation sera peut-être cette occasion.