Des salariés de Continentale Nutrition, numéro un français de l'alimentation pour chiens et chats en redressement judiciaire, en appelaient mardi 28 janvier au ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg pour soutenir un projet de poursuite d'activité. « Si on n'a pas un petit coup de pouce du ministère du Redressement productif et d'Arnaud Montebourg, je pense qu'on va fermer boutique », s'est alarmé auprès de l'AFP Sylvain Demilly, secrétaire du comité d'entreprise et délégué syndical CFDT. L'entreprise, placée en redressement judiciaire depuis le 28 mai 2013, emploie 511 personnes à Boulogne-sur-Mer. Ils ont rendez-vous le 18 février devant le tribunal de commerce de la ville, date jusqu'à laquelle la poursuite d'activité avait été accordée.
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Un appel d'offres de reprise courait jusqu'au 20 janvier mais le 28 janvier, l'administrateur judiciaire n'avait reçu aucune proposition de reprise pour les branches d'activité situées à Boulogne. Seules deux offres de reprise ont été faites pour les actions de la filiale de Continentale à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), Villeneuve Pet Food, a précisé l'administrateur. Pour le site de Boulogne, un plan de redressement a été déposé au greffe du tribunal. Le projet de continuation s'appuie sur un apport de liquidités de 13 à 15 millions d'euros, sollicité auprès des actionnaires financiers de Continentale, qui ont pour l'instant décliné, selon l'administrateur. Il s'agit de deux fonds spécialisés dans l'agroalimentaire, Sodica et AgroInvest. Selon le journal Le Monde du 23 décembre dernier, ces financiers souhaiteraient susciter une offre de la part de la coopérative InVivo, sans confirmation pour l'heure. Hier, 29 janvier, une les actionnaires financiers de l'entreprise, l'administrateur judiciaire, le directeur de l'usine de Boulogne et un représentant de la Banque publique d'investissement (BPI) devaient se réunir à Paris sous l'égide de Frédéric Cuvillier, ministre des Transports et maire de Boulogne Billancourt.