Les conséquences de la grippe aviaire sur les salariés de la filière inquiètent la FGA-CFDT. Cinq cents salariés de la production seraient déjà au chômage partiel, sans compter les impacts à venir sur les salariés de la transformation. La FGA-CFDT veut éviter les licenciements ; elle préconise la formation des salariés pendant ce ralentissement de l’activité.
Les couvoirs Mulor (groupe Maïsadour) sont « totalement à l’arrêt », ont annoncé les membres de la FGA-CFDT en conférence de presse le 15 février. « Environ 500 salariés de couvoirs de palmipèdes risquent un chômage partiel pendant environ vingt semaines » suite à l’épidémie de grippe aviaire qui sévit sur les élevages du sud-ouest de la France. Pire, les répercussions sur la transformation pourraient être plus fortes encore. Le syndicat des salariés de l’agroalimentaire estime que 2000 salariés pourraient être touchés par le ralentissement de l’activité.
Chez Delpeyrat (entreprise agroalimentaire de foie gras notamment, groupe Maïsadour), le plan de charges est en cours de finalisation, indique la FGA-CFDT. Plus de 500 salariés pourraient subir les conséquences du ralentissement de l’activité, soit près de la moitié des effectifs. « Tous les outils et financements existent pour aider les entreprises et les salariés à passer ce cap sans avoir recours à des licenciements économiques », rappelle la FGA-CGT. Chez Maïsadour, il semble que l’on s’oriente vers du chômage partiel. Le syndicat rappelle que ce temps peut être mis « à profit pour former les salariés ». Il appelle les pouvoirs publics à communiquer auprès des entreprises qui l’ignorent que le couplage chômage partiel – formation est possible. Il a de son côté sollicité les trois organisations en lien avec la formation dans les secteurs agricole et agroalimentaire : le Fafsea pour les salariés d’exploitations, l’Opcalim pour la transformation de foie gras et l’Opcalia pour la branche volaille.
Le scénario du pire
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Le nombre de salariés susceptibles de subir les conséquences de la grippe aviaire risque de gonfler encore, selon la FGA-CFDT. Le secteur de l’alimentation animale devrait également essuyer les conséquences de la crise.
Déjà inquiète en l’état actuel des choses, la FGA-CFDT craint le pire si les États importateurs renforçaient les restrictions vis-à-vis de la France. Le Japon a fermé ses frontières à toute la production avicole française, déplore le syndicat, qui rappelle pourtant que seuls les élevages du Sud-Ouest présentent des risques. L’Arabie Saoudite a de son côté limité les restrictions aux seuls départements français touchés. Si les États du Moyen-Orient venaient à suivre l’exemple du Japon, les conséquences seraient désastreuses, estime le syndicat. Et si le scénario catastrophe se produisait, le poulet pourrait être touché, entraînant des effets « dramatiques ».
« Tous les outils et financements existent pour aider les entreprises et les salariés à passer ce cap sans avoir recours à des licenciements économiques »