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Restructuration sucrière Les salariés veulent bénéficier des fonds versés aux entreprises

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La FGA (Fédération générale agroalimentaire de la CFDT) regrette « le manque de réalisme de Bruxelles qui conduit à des fermetures de sucreries » lorsque, en lançant la réforme du règlement sucre, la Commission n’a pas intégré le fait que les Etats membres où les rendements étaient faibles n’étaient pas prêts à abandonner leur production ». Du coup, c’est l’Europe qui va payer les restructurations des entreprises françaises à travers son fonds de restructuration de 6,5 milliards d’euros. Les emplois de la branche (5 472 salariés et 2 211 saisonniers) vont être amputés par un certain nombre de fermetures en 2008 (au moins 5 représentant quelque 400 emplois). L’âge moyen de ces salariés permanents est de 45 ans, avec une ancienneté moyenne de plus de 30 ans.

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La FGA CFDT « regrette qu’en amont des plans sociaux en préparation, des mesures de GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et compétences) acceptables par les syndicats n’aient pas été proposées par les directions des entreprises concernées. Aujourd’hui, elle mise tout sur les reclassements dans la profession, qu’ils soient externes ou internes. Mais en aucun cas, elle ne veut entendre parler de licenciements et elle proposera notamment des mesures de formation, d’aide au déménagement et à la mobilité, dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi. La fédération demande aussi que la totalité des fonds de restructuration que les entreprises sucrières françaises vont recevoir à la suite des fermetures de sites soit destinée, dans les “plans de sauvegarde de l’emploi”, aux salariés concernés par ces fermetures ».