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RHF/Sandwichs et snacks Les sandwicheries en plein boom

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Révélée à l’occasion du 7e European sandwich & snack show, qui s’est tenu les 1er et 2 mars à Paris, une étude de Gira Foodservice donne la mesure du développement des sandwicheries. Avec 1,23 milliard d’unités vendues en France en 2005, le marché du sandwich aura crû de 6 % l’an passé, totalisant un chiffre d’affaires de 3,4 milliards d’euros, en hausse de 13 %. Multiplication et spécialisation des recettes ont permis une montée en gamme de l’offre, qui s’accompagne désormais bien souvent de produits complémentaires. Très dynamique sur ce marché avec une croissance de 10 %, la GMS tente de s’adapter.

Tout ne va pas si mal dans l’alimentaire. Suivant l’évolution des modes de consommation, le marché du sandwich tire son épingle du jeu : avec 1,23 milliard d’unités vendues dans l’Hexagone, son volume a crû de 6% en 2005. Des chiffres révélés par le cabinet d’étude et de conseil Gira Foodservice, à l’occasion du 7e European sandwich & snack show. Organisé les 1er et 2 mars à Paris, ce salon illustre le dynamisme du secteur : son nombre d’exposants a doublé depuis l’an 2000, passant de 112 à 224, alors que 6 000 visiteurs étaient attendus cette année… Un succès qui n’est pas sans raison. Si les sandwicheries représentent 16,8 % des 23,3 milliards d’euros du marché européen de la restauration rapide, derrière les fast-foods (60,9 %), elles restent le concept n°1 en France, avec 1 800 unités qui représentent la moitié des points de vente du parc. Contrastant avec l’atonie du marché alimentaire, leur chiffre d’affaires affiche une progression de plus de 13 % depuis 2000, atteignant au total les 3,4 milliards d’euros.

Une offre plus qualitative

Cette croissance à deux chiffres traduit la montée en gamme de l’offre. Parallèlement à l’augmentation des ventes, le prix du sandwich a en effet augmenté de près de 3 %, atteignant en moyenne 2,76 euros l’unité. Si les recettes classiques sont toujours les plus demandées, les enseignes redoublent d’imagination pour améliorer la qualité des produits et apporter de nouvelles recettes, à base de compositions légumières, de recettes exo-ethniques, de produits de la mer ou encore de marinades. « Il y a une réelle volonté d’intégrer les nouvelles tendances alimentaires», commente Rémi Vilaine, directeur général de Gira Foodservice. Leitmotiv à la mode dans l’agroalimentaire, « plaisir et nutrition » sont les maîtres-mots d’un segment en développement, où menus équilibre et recettes diététiques font leur apparition. Même si la baguette reste toujours très majoritaire, avec 65 % des achats.

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Les GMS veulent occuper le terrain

Une évolution tirée par les boulangeries, qui représentent 22 % du marché global. Ces points de vente tiennent un rythme de croissance en retrait comparé aux autres segments. Leurs volumes n’ont en effet augmenté que de 3 à 4 % entre 2004 et 2005 contre 5 à 7 % pour les sandwicheries et restaurations en stations-service, et plus de 10% pour les magasins de détail alimentaires et les grandes et moyennes surfaces. Particulièrement dynamiques sur ce marché, les enseignes de la grande distribution cherchent à occuper le terrain en tentant de développer différents concepts sur leurs surfaces de vente, du simple coin machine à café au rayon traiteur chaud avec un « coin conso ». Des essais pas toujours couronnés de succès.

Gammes complémentaires

Sur l’ensemble des sandwicheries de l’Hexagone, indépendantes ou en chaîne, « on constate également une multiplication des produits et services », ajoute Rémi Vilaine. « Si le sandwich reste le cœur de l’offre, il est de plus en plus souvent accompagné d’une gamme complémentaire : soupes, salades, quiches ou produits ultra-frais ». Une manière d’inciter le consommateur à se composer un repas complet. Au final, les sandwicheries se développeraient autour de deux polarités : « Une offre très basique, qui reste élémentaire, et une offre thématique, où l’on retrouve le plaisir alimentaire sur le snacking», conclut le dirigeant.