Avec 276 voix pour, 59 voix contre, une question préalable a été adoptée le 25 septembre par le Sénat qui a ainsi rejeté le projet de loi Agriculture et Alimentation (Egalim) sans le modifier. Faute d’amendement des sénateurs, le texte ne pourra pas non plus être modifié lors de la lecture définitive à l’Assemblée le 2 octobre. « Dialoguer avec une assemblée sourde n’a aucune efficacité », a soutenu la sénatrice Sophie Primas, présidente LR de la commission des affaires économiques à l’origine de la motion de rejet, qui a également été adoptée par les sénateurs socialistes. « Si nous n’essayons pas, si nous restons les bras ballants, en attendant que les choses se passent comme d’habitude, c’est-à-dire que la distribution impose ses tarifs, alors nous n’en sortirons jamais », a tenté de se défendre le ministre de l’Agriculture. « On peut être en désaccord avec la politique du gouvernement mais on ne peut dénigrer ainsi le débat parlementaire et s’en exonérer », a répliqué Noëlle Rauscent, sénatrice LREM. Malgré le refus d’examiner le projet de loi en nouvelle lecture, Sophie Primas a prévenu : « La commission ne baisse pas les bras pour autant. Elle sera vigilante à la bonne constitutionnalité de ce texte, à son application, à l’écriture des ordonnances et à son évaluation dans le temps sur revenu des agriculteurs. »
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